Transport en commun: neuf projets à l’étude

Parmi la liste des priorités fournie par l’ARTM on retrouve notamment le prolongement des lignes de métro jaune et orange, ainsi que la création de la ligne rose proposée par Projet Montréal.
Photo: Philippe Doucet Getty Images Parmi la liste des priorités fournie par l’ARTM on retrouve notamment le prolongement des lignes de métro jaune et orange, ainsi que la création de la ligne rose proposée par Projet Montréal.

D’ici un an et demi, après avoir mené neuf études sur de grands projets de transport en commun, l’Autorité régionale des transports de Montréal (ARTM) devrait être en mesure de déterminer quels sont les plus adaptés aux besoins des citoyens de la région.

« Le développement du transport en commun doit se faire en fonction des besoins réels des usagers actuels et futurs, on ne peut donc pas improviser un quelconque plan et l’imposer », a déclaré le ministre des Transports, André Fortin, en conférence de presse mercredi. Le gouvernement du Québec investira jusqu’à 14,75 millions de dollars afin de mener à bien les travaux qui permettront de choisir les meilleurs modes de transport pour chaque axe de déplacement dans l’agglomération.

Les priorités

Parmi la liste des priorités fournie par l’ARTM — concoctée avec les élus municipaux de l’agglomération —, on retrouve notamment le prolongement des lignes de métro jaune à Longueuil et orange à Laval, ainsi que la création de la ligne rose, proposée par Projet Montréal. Le prolongement du service rapide par bus (SRB) Pie-IX sera aussi à l’étude, tout comme le lien entre Longueuil et Brossard par le boulevard Taschereau, la ligne de train Mascouche ou encore l’implantation d’un SRB sur Notre-Dame.

 
14,75 millions
C’est ce que Québec investira pour la réalisation des études sur le transport en commun que mènera l’Autorité régionale des transports de Montréal.

Des projets qui n’ont pour la plupart rien de nouveau et dont certains ont déjà fait l’objet d’analyses, mais qui nécessitent « une mise à jour », estime M. Fortin. « Ce sont des projets pour lesquels on a besoin de plus de données, de plus de détails, on a besoin de savoir l’achalandage, les coûts et lequel aura le plus d’impact. »

Une fois l’analyse terminée, les échéanciers de réalisation varieront d’un projet à l’autre, a précisé le président de l’ARTM, Pierre Shedleur. « Des voies réservées, ça va être très rapide ; si on parle de transport plus structurant, un métro ou un tramway, ça va être un petit peu plus long. »

Vers une ligne rose

Présente lors de l’annonce, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est réjouie de voir son projet de ligne rose parmi les priorités. « Ça montre que c’est un projet sérieux et pertinent, a-t-elle affirmé. Autour de la table, on a parlé des différents projets qu’on voulait activer ou réactiver, et la ligne rose s’est imposée parce que tout le monde est d’accord : la colonne vertébrale du réseau actuel, la ligne orange, est au maximum de ses capacités et il faut trouver des solutions. »

M. Fortin a toutefois précisé que c’est un axe de transport nord-est/sud-ouest qui est à l’étude. La ligne rose pourrait donc prendre une autre forme que celle d’un métro.

Bonne nouvelle

De leur côté, les organismes et acteurs du milieu interrogés par le Devoir voient cette annonce d’un bon oeil. « C’est une excellente nouvelle que le gouvernement soutienne l’ARTM et commence à lancer des études pour développer le transport collectif », estime le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand.

Un avis partagé par François Pépin, président de Trajectoire Québec, qui regrettait de voir les études sur la glace ces dernières années avec la mise en place de l’ARTM. Il craint par contre que l’approche par « axe de transport » ne soit propice à l’éparpillement et retarde la réalisation des projets.