Le paradoxe des bouchons

Dans l’article intitulé « La mathématique de l’embouteillage », Le Devoir évoque le paradoxe suivant lequel la multiplication des cheminements/entrecroisements finit par emprisonner plus d’usagers, plus longtemps dans la congestion. Le MTQ et Montréal dépensent 55 millions de dollars pour ajouter entrée et sortie aux abords du pont-tunnel La Fontaine. Non seulement ces travaux ont créé des embouteillages tentaculaires dépassant régulièrement l’heure, mais les nouveaux entrecroisements créés, trop serrés, augmenteront pour longtemps la fréquence, la durée des congestions, ainsi que les risques d’accident dans ce maillon stratégique de la région métropolitaine.

Le MTQ et les Villes doivent cesser de faire de la petite politique en promettant de nouvelles entrées autoroutières aux uns et aux autres. Au contraire, à plusieurs endroits, la science des transports recommanderait un déplacement ou une fermeture d’entrées ou de sorties d’autoroute. À court terme, on devrait installer des barrières télécommandées fermant certains accès autoroutiers lors d’accidents majeurs, de tempête ou même de congestion ? On pourrait ainsi calculer, à peu de frais, les avantages réels sur le système global de la fermeture de certaines entrées ou sorties d’autoroute.

Les autorités doivent tenir compte des meilleures connaissances en mathématique, en physique des fluides et en urbanisme pour planifier efficacement leurs réseaux de transport. Évitons le gaspillage structurel. Investissons intelligemment.

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1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 26 juillet 2017 08 h 27

    Deux autres aberrations

    Il existe deux autres non-sens qui nuisent énormément à la fluidité de la circulation,
    et augmentent notre consommation de pétrole (et qui sont même dangereuses car elles ralentissent aussi les véhicules d'uregnce).
    1) À Montréal, c'est le stationnement sur rue qui réduit souvent la chaussée utilisable à une seule voie, surtout, ce qui se voit de plus en plus, si un camion de livraison est stationné en double!
    2) En banlieue, c'est l'aménagement en labyrinthe des quartiers résidentiels, destiné à éloigner les "étrangers" mais qui double facilement la longueur du trajet pour aller du point A au point B. Des villes ou des arrondissements voisins se sont arrangés pour qu'il soit le plus difficile possible de passer de l'une à l'autre. Par exemple, dans l'agglomération de Longueuil, il y avait en 1950 une douzaine de villes, villages ou "embryons" semi-urbains en plus de Longueuil et St-Lambert, soit Jacques-Cartier ou le Côteau Rouge, Montréal-Sud, Greenfield Park, Lemoyne, Laflèche, Brookline, Mackayville, Notre-Dame-du-Sacré-Coeur et Brosseau Station (et j'en oublie peut-être), et chacune agençait ses rues pour ne pas s'aligner avec celles des autres!