Accélérons le déploiement d’un transport collectif moderne

Le Service rapide par bus (SRB) à Québec pourra être complété seulement en 2025.
Photo: Ville de Québec Le Service rapide par bus (SRB) à Québec pourra être complété seulement en 2025.
Deux projets colossaux de transport collectif se trouvent sur la table à dessin à l’heure actuelle : le REM à Montréal et le SRB à Québec. Des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars seront nécessaires pour permettre la réalisation de ces projets porteurs. Le Québec doit se donner une vision à long terme en matière de transport en commun afin que ces deux projets se réalisent le plus rapidement possible, dans un respect bien évident des contraintes environnementales, sociales et économiques.

Dans la grande région de Québec, l’enjeu de la mobilité devient de plus en plus criant et il faut agir rapidement. Tant à Québec qu’à Lévis, la congestion routière cause bien des maux de tête aux automobilistes à l’heure de pointe et occasionne parfois des pertes de productivité pour les entreprises.

Tout le monde s’entend sur la nécessité d’améliorer la fluidité des déplacements sur les deux rives, mais pas nécessairement sur la façon d’y arriver. Nous martelons que le SRB fait partie de la solution et doit être une priorité.

Rappelons qu’en 2011, le plan de mobilité de la Ville de Québec avait reçu un accueil consensuel de la part de la communauté d’affaires, un plan qui incluait le tramway, devenu SRB. Il faudra vraisemblablement attendre jusqu’en 2025 pour voir le projet réalisé dans son ensemble. Selon les estimations préliminaires, le REM pourrait se concrétiser d’ici 2020. Pouvons-nous, collectivement, espérer un dénouement plus rapide pour le SRB ?

Selon nous, il est essentiel que les deux grands pôles urbains québécois se dotent de réseaux de transport efficients et modernes. L’époque où Montréal et Québec s’opposaient pour l’obtention de grands projets est révolue. Notre capitale et la métropole doivent se développer dans une vision commune et partagée. L’avenir du transport réside dans l’intermodalité. Le transport collectif ne peut, à lui seul, résoudre tous les maux liés à la congestion routière, mais c’est en proposant une offre efficace et adaptée sur les plans local, régional, interurbain, national et international que nous réussirons à proposer des solutions durables.

Alain Aubut, président et chef de la direction, Chambre de commerce et d’industrie de Québec
Jean-Pierre Bédard, directeur général, SDC Montcalm
Mario Bédard, FCPA auditeur, FCA, président du conseil d’administration, Mallette S.E.N.C.R.L.
Nicole Bilodeau, directrice générale, Mérici collégial privé
Denis Brière, recteur, Université Laval
Jean-François Chalifoux, président-directeur général, SSQ Groupe financier
Yvon Charest, président et chef de la direction, iA Groupe financier
Michel Dallaire, président et chef de la direction, Groupe Dallaire et chef de la direction, Fonds de placement immobilier Cominar
Pierre Dolbec, président, Corporation des parcs industriels de Québec
Alain Girard, président, Hôtel Château Laurier Québec
Stéphan La Roche, directeur général, Musée de la civilisation
Bruno Marchand, président-directeur général, Centraide Québec et Chaudière-Appalaches
Robert Mercure, directeur général, Fairmont Le Château Frontenac
Evan Price, président-directeur général, CO2 Solutions
Paul Raymond, président et chef de la direction, Alithya
Louis Roy, président, Optel, société mère d’Optel Vision
Jean St-Gelais, président du conseil et chef de la direction, La Capitale mutuelle de l’administration publique et La Capitale groupe financier inc.
Anick Tardif, présidente du conseil d’administration, VETIQ
Carl Viel, président-directeur général, Québec International
6 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 25 février 2017 01 h 39

    Pas à n'importe quel prix!

    Oui. C'est sûr que nous avons besoin d'un système de transport collectif moderne, mais pas à n'importe quel prix! Il faut trouver les solutions les plus vertes et les plus acceptables écologiquement. Il faudrait aussi trouvait les moyens les plus abordables pour ne pas gaspiller l'argent des contribuables, à fin de faire plaisir à quelques entrepreneurs cupides, qui pensent que les fonds publics représentent un puits sans fond! Il faut éviter les fiascos comme le CHUM, Mirabel et d'autres projets qualifiés d'échecs.

  • Denis Paquette - Abonné 25 février 2017 06 h 04

    Québec une ville de toutes les influences

    La ville de Québec, la capitale nationale du Québec, une ville de fonctionnaires, visité par des milliers de visiteurs, on y trouve des gens de tous les gouvernements et de toutes les régions , va-t-elle etre capable de passer au transport intégré, peut etre ou peut etre pas, car ca fait beucoup de gens a mettre d'accord et nous avons pas encore parler du nouveau maitre le Canada, Québec une ville de toutes les influences

  • François Beaulé - Abonné 25 février 2017 11 h 09

    Le rapide étalement urbain de Québec

    Malgré la relativement faible population de la région de Québec si on la compare à celle des grandes villes occidentales et de l'abondance des autoroutes relativent à cette faible population, ses habitants connaissent des difficultés de transport. La cause de ces problèmes est l'étalement urbain incontrôlé.

    Il est difficile de développer des transports en commun efficaces et rentables quand la densité de la population est aussi faible que dans la région de Québec.

    Cet étalement urbain affecte aussi la région de Montréal et il dépasse les municipalités faisant partie de la communauté métropolitaine, atteignant des municipalités de la montérégie et des basses laurentides. En fait dans toutes les directions autour du centre-ville. Les nouveaux pouvoirs accordés aux villes centres ne suffiront pas à endiguer l'étalement urbain.

    Il faut une loi provinciale qui impose une densité minimale aux projets de développement immobilier. C'est incontournable. Si cela avait été fait depuis longtemps, nous ne subirions pas ces problèmes de transport et les coûts qui y sont associés.

  • Guy O'Bomsawin - Abonné 26 février 2017 10 h 56

    Contournement et gratuité

    Prévoir ne semble toujours pas au programme des élus. Si, sur le plan interurbain, on avait déjà un pont du côté de l'île d'Orléans et une voie de contournement Stoneham/Saint-Augustin/Côte-de-Beaupré, il ne resterait que l'achalandage urbain à régler. Or, on assiste plutôt à une simple reconfiguration de la vieille jonction de la 40 et de la 73; ce qui réduira les risques d'accident sans nettement désengorger à court comme à long terme la porte nord de Québec. Il est par ailleurs incontournable de rendre gratuit le transport en commun, et de cesser de vouloir gérer les services publics en capitalistes, comme s’il s’agissait de services privés.

  • Jean Richard - Abonné 26 février 2017 11 h 12

    Long terme, mais en attendant

    « Le Québec doit se donner une vision à long terme en matière de transport en commun afin que ces deux projets se réalisent le plus rapidement possible, dans un respect bien évident des contraintes environnementales, sociales et économiques. »

    Une vision à long terme : on brandit cette expression à tort et à travers comme un mot magique, comme la clef du paradis. Or, on oublie une chose : on se prépare à investir des G$ dans un projet douteux (le REM) avec comme prétexte que c'est une vision à long terme, alors qu'on n'a absolument rien pour le court terme – et les problèmes de mobilité urbaine sont on ne peut plus présent.

    À Montréal, le métro souffre des carences d'entretien dues à des ressources insuffisantes au fil de ans. Au moins deux lignes ont atteint le niveau de saturation à certaines heures et on ne fait rien pour améliorer la situation. En surface, le réseau d'autobus souffre de plus en plus de la congestion croissante et devient à la fois plus lent, moins fiable et plus coûteux à exploiter. Autrement dit, les transports collectifs au centre-ville de Montréal et dans la périphérie immédiate ne cessent de se dégrader. On ne fait RIEN pour les améliorer alors que les besoins sont réels, au PRÉSENT. À la place, on injecte des sommes colossales d'argent public dans des projets de train de banlieue en prétendant que c'est un projet visionnaire – c'est vrai qu'il l'est pour les promoteurs immobiliers et l'industrie de la construction, mais pas pour Montréal (dommage que M. Coderre ne voit pas ça – à moins qu'il songe à se présenter à la mairie de Brossard si Projet Montréal est élu...)

    Qu'on arrête de cacher le présent avec cet écran de fumée qu'est la vision du futur (surtout quand il s'agit d'une vision chambre de commerce). La ville moderne que Montréal pourrait être ne sera pas si on pousse les problèmes réels sous le tapis au nom d'une fantaisiste vision du futur. Comment peut-on voir le futur en ignorant le présent ?