La voiture électrique, du rêve à la réalité

Il est plutôt facile, même sous la pluie, de recharger un véhicule électrique. Suffit de trouver les bornes et d’avoir un peu de temps devant soi.
Photo: Jacques Nadeau le Devoir Il est plutôt facile, même sous la pluie, de recharger un véhicule électrique. Suffit de trouver les bornes et d’avoir un peu de temps devant soi.

Est-il possible de circuler aisément en voiture électrique en milieu urbain ? Alors que les différents ordres gouvernementaux multiplient les annonces en matière d’électrification des transports, «Le Devoir» a voulu mettre à l’épreuve le réseau de bornes de recharge actuel directement sur le terrain. En route !

Le petit monde de la voiture électrique a beaucoup changé depuis 20 ans. Plus autonomes et plus abordables, les nouveaux modèles — qu’on voit de plus en plus sur les routes — mettent tranquillement à mal les mythes tenaces qui persistent à leur sujet. Assez pour qu’on observe, depuis quelques années, une véritable augmentation du parc automobile électrique au Québec. Aujourd’hui, ce sont près de 10 000 véhicules propulsés par l’électricité qui circulent sur nos routes, soit presque quatre fois plus qu’il y a à peine trois ans.

En ce sens, le gouvernement québécois espère que 100 000 véhicules et hybrides rechargeables rouleront sur les routes de la province d’ici 2020. Un rêve qui pourrait rapidement devenir une réalité, à en croire les analystes, puisque l’arrivée du Model 3 de Tesla et de la Chevrolet Bolt en 2017 devrait faire exploser les ventes. Devant cette importante croissance à venir, le Circuit électrique, filiale d’Hydro-Québec responsable de l’implantation du réseau de bornes de recharge publiques, assure déjà qu’il sera en mesure de répondre à la demande, notamment en multipliant par dix son réseau actuel d’ici la fin de la décennie.
 


L’angoisse de la première fois

On nous avait prévenus que la première sortie en voiture électrique avait de quoi rendre nerveux. Pour les enfants des banlieues, ce n’est pas la conduite automobile en soi qui pose problème, mais plutôt la recharge. On roule en gardant un oeil sur la route, l’autre rivé à l’écran sur lequel brillent les kilomètres restants. Cadran lumineux où les kilomètres s’égrènent parfois à vive allure, faisant monter l’angoisse.

« C’est comme n’importe quoi, tempère l’ancien ministre Daniel Breton, aujourd’hui consultant en électrification. La première semaine est plus difficile parce qu’il faut se familiariser avec le véhicule et avec le réseau. Il faut aussi changer ses habitudes, repérer les bornes sur notre parcours quotidien, un peu comme on fait avec les stations-service. »

Auteur du tout récent guide de L’auto électrique, hybride ou écoénergétique (Éditions de l’Homme) qu’il a rédigé avec Jacques Duval, le père de la version péquiste du Plan d’électrification des transports est convaincu que la transition est possible, encore faut-il se donner le temps. « Il ne faut pas oublier que le réseau est en train de s’étendre et que de nouvelles bornes sont installées chaque semaine, insiste-t-il. On assiste à un changement de paradigme, c’est normal que ça ne se fasse pas du jour au lendemain. »

En revenant de Rigaud

L’objectif était tout simple : sortir de la métropole et rouler jusqu’à Ottawa pour passer la journée. Totalement chargée au départ, la batterie se vide rapidement, et ce, malgré le temps clément.*

Peu de temps après l’entrée en Ontario, le compteur fait sourciller le conducteur. Il reste encore plus d’une centaine de kilomètres avant d’arriver à destination. « On ne se rendra jamais ! » s’inquiète-t-il en désignant les 45 km qui s’affichent sur le tableau de bord. Pas de panique, une borne du Circuit électrique nous attend à Hawkesbury, à une quinzaine de kilomètres. Un rapide coup d’oeil sur la carte GPS intégrée au véhicule nous apprend toutefois que la station de recharge est maintenant hors service. Même constat sur l’application mobile du réseau public.

La LEAF en bref

Prix : 31 998 $

Temps de recharge :
Borne de 24 kWh
120 V : 21 h
240 V : 5 h
Rapide : 1 h
Autonomie électrique : 135 km 

Temps de recharge :
Borne de 30 kWh
120 V : 26 h
240 V : 6 h
Rapide : 1 h
Autonomie électrique : 172 km

Pris de court, on appelle le service d’aide mis à la disposition des utilisateurs du Circuit électrique. Au téléphone, on nous informe qu’une borne est disponible à Rigaud.

Arrivés sur place, on regarde avec consternation la borne qui est, elle aussi, inutilisable. Dans l’habitacle métallique, une voix désincarnée nous indique que la batterie arrive au bout de son souffle. Désemparés, on rappelle le service d’urgence. « Il devrait y avoir une autre borne qui n’est pas dans le circuit public à deux trois rues d’où vous êtes. » On s’y rend lentement, économisant l’énergie qu’il nous reste.

À l’ombre d’un supermarché, on la trouve enfin. Bouée de fortune électrique qui, au bout de cinq heures, nous permet de reprendre la route. Entre deux fous rires, on rebrousse chemin. La capitale attendra, on retourne à Montréal.

* À noter qu’il s’agissait de notre première sortie; notre manque d’expérience avec la voiture a sans doute eu un rôle à jouer dans la faible autonomie de la batterie. Notre jeu de pédale s’est grandement amélioré depuis et, avec lui, l’autonomie du véhicule.

Le tour de l’île

L’idéal reste encore de circuler en ville. De Sainte-Marie à Beaconsfield, en passant par Verdun et les rives du canal Lachine, c’est tout en douceur qu’on longe le fleuve, sans craindre de rester coincé au milieu de nulle part. À basse vitesse, une fois la voiture apprivoisée, les kilomètres routiers s’enfilent facilement, alors que ceux affichés au compteur demeurent relativement stables.

Aide gouvernementale

Avec son Plan d’action en électrification des transports, le gouvernement du Québec s’est engagé à aider financièrement ceux qui souhaitent faire le saut par l’entremise de son programme Roulez électrique.

Rabais à l’achat ou à la location : entre 500 $ (véhicules hybrides) et 8000 $ (véhicules entièrement électriques). Remboursement pour les bornes de recharge des particuliers : jusqu’à 600 $. Remboursement pour les bornes de recharge en milieu de travail : jusqu’à 5000 $

À noter que les bouchons de circulation deviennent tout de même un peu plus sympathiques à bord d’une voiture électrique. D’abord pour les voies réservées qui récompensent les conducteurs de bolides propulsés à l’électricité, mais surtout parce que la batterie se recharge un peu au moment de la décélération.

Désert électrique

Le réseau étant en pleine expansion, certains secteurs sont encore dépourvus de bornes publiques à proximité. Résidents du centre-sud montréalais, tenez-vous-le pour dit, il vous faut assurément sortir du quartier pour pouvoir vous brancher. Constat similaire dans Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont, Saint-Michel, Saint-Henri… Même au centre-ville où on voit se multiplier les bornes depuis quelques mois, il n’est pas toujours facile de trouver un espace réservé.

Et même lorsqu’une borne fonctionnelle est disponible, rien ne vous garantit que la place de stationnement à proximité, elle, sera libre. L’idéal est de sortir des quartiers les plus denses et de privilégier les bornes situées dans les stationnements en site propre. En ce sens, plusieurs bornes ont été installées sur le terrain de partenaires privés, comme les rôtisseries Saint-Hubert, Rona ou l’épicier Métro. Il pourrait être intéressant d’en ajouter sur celui des stations-service traditionnelles. En attendant, le mieux reste encore d’avoir un espace de stationnement personnel et d’y installer son propre poste de recharge.



Aide gouvernementale

Avec son Plan d’action en électrification des transports, le gouvernement du Québec s’est engagé à aider financièrement ceux qui souhaitent faire le saut par l’entremise de son programme Roulez électrique.

Rabais à l’achat ou à la location : entre 500 $ (véhicules hybrides) et 8000 $ (véhicules entièrement électriques). Remboursement pour les bornes de recharge des particuliers : jusqu’à 600 $. Remboursement pour les bornes de recharge en milieu de travail : jusqu’à 5000 $

B.A.-BA de la recharge

Une fois les frayeurs des débuts passées, il est plutôt facile de recharger un véhicule électrique. Il suffit de trouver les bornes et d’avoir un peu de temps devant soi. À noter que le coût du stationnement n’est pas inclus dans celui de la recharge (qui varie entre 0 $ et 10 $). Assurez-vous donc de vérifier ces modalités avant de laisser votre voiture branchée.

Sur le terrain, il existe trois types de bornes réparties sur de nombreux réseaux. Le chargeur portatif de 120 volts est livré avec le véhicule et permet une recharge directement sur une prise électrique résidentielle. Il faut toutefois compter plusieurs heures, voire plusieurs jours selon les modèles, pour obtenir une recharge complète. Les bornes 240 volts sont les plus courantes en milieu urbain. Elles offrent une recharge en quelques heures. Enfin, la borne de recharge rapide permet de faire le plein d’électricité en quelques minutes seulement. On la trouve surtout aux abords des grands axes autoroutiers.
20 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 6 juin 2016 08 h 02

    À'tawa

    Tenter d'aller À'tawa en Nissan Leaf est une idée totalement saugrenue.

    • Sylvain Auclair - Abonné 6 juin 2016 10 h 37

      Et pourquoi? Vous auriez préféré qu'il aille, mettons, à Old Orchard?

      (J'ai déjà tenté de savoir s'il était possible d'aller à Old Orchard en train -- un train y passe tous les jours. À vue de nez, et si je me souviens bien, c'est ou quatre jours de voyage, en passage par New York et Boston, avec un dodo dans chacune de ces villes.) Pour passer une semaine au bord de la mer, c'est pas d'avance!

    • André Bastien - Abonné 7 juin 2016 18 h 25

      Une personne mieux informée serait passée par les bornes rapides de Vaudreuil, Montebello et Ange-Gardien...

  • Bernard Terreault - Abonné 6 juin 2016 08 h 32

    Gros obstacle

    Combien de fois faut-il le répéter, l'auto électrique c'est fantastique ... pour le Québec et la Norvège, qui ont de l'électricité "propre", hydroélectrique. Presque partout ailleurs dans le monde on produit l'électricité en brûlant du charbon ou des hydrocarbures, ou on le produit dans des centrales nucléaires, de plus en plus délaissées pour raisons de sécurité. Québec et Norvège, 15 millions d'habitants, un bien trop petit marché pour fabriquer en masse, à bon marché, une variété de modèles électriques pour satisfaire la clientèle qui, pour l'auto à l'essence a droit à une bonne centaine d'options, selon ses besoins et sa fortune, de la mini à deux places jusqu'à la voiture de luxe, en passant par la fourgonette, le VUS, la camionette et la décapotable sportive.

    • Daniel Bérubé - Abonné 6 juin 2016 11 h 29

      Faites un peu de lecture, et vous verrez que quantité de pays passent lentement à de nouvelles énergies, généralement renouvellable (si nous excluons la Chine et l'Inde principaux constructeurs encore aujourd'hui de centrales aux charbons. Même l'Alberta commence a s'intéresser au énergies renouvellable, les provinces Atlantique... et pour le choix des options, chose certaine un certain pourcentage tiendront à conserver leur Hemmer (ou Hammer?), en tout cas, le vieux monstre de GM), et a nier l'existence des changements climatiques... voir presque a nier la nécessité de l'eau potable pour les humains... pour eux, ce sont des "scientifiques" qui ont inventé ça ! (Style Harper...). La COP 21 tenu à Paris à l'automne 2015 a créer à son tour quelques éveils...

    • Daniel Bérubé - Abonné 6 juin 2016 11 h 29

      Faites un peu de lecture, et vous verrez que quantité de pays passent lentement à de nouvelles énergies, généralement renouvellable (si nous excluons la Chine et l'Inde principaux constructeurs encore aujourd'hui de centrales aux charbons. Même l'Alberta commence a s'intéresser au énergies renouvellable, les provinces Atlantique... et pour le choix des options, chose certaine un certain pourcentage tiendront à conserver leur Hemmer (ou Hammer?), en tout cas, le vieux monstre de GM), et a nier l'existence des changements climatiques... voir presque a nier la nécessité de l'eau potable pour les humains... pour eux, ce sont des "scientifiques" qui ont inventé ça ! (Style Harper...). La COP 21 tenu à Paris à l'automne 2015 a créer à son tour quelques éveils...

    • Jacques - Inscrit 6 juin 2016 18 h 33

      Ah! Le fameux mythe de l'électricité "sale"... Saviez-vous que seulement 33% de l'électricité Américaine provient du charbon? De plus, il est beaucoup plus facile de dépolluer quelques centrales électriques que de modifier des millions de véhicules. La voiture électrique n'est bien sûr pas une panacée, mais c'est un progrès. Elle contribuera à l'amélioration de la qualité de l'air dans tous les pays.

    • Sylvain Auclair - Abonné 6 juin 2016 21 h 12

      Bernard, il est clair que vous ne connaissez rien au milieu de la production de l'électricité! ;-)

    • André Bastien - Abonné 7 juin 2016 18 h 09

      Sylvain, il est clair que vous ne connaissez rien au milieu de la production de l'électricité! ;-)

    • André Bastien - Abonné 7 juin 2016 18 h 16

      Oups, excusez Sylvain, je pensais que vous répondiez à Jacques. Désolé.

      Mais c'est certain que les réseaux électriques américains et ailleurs sont en train de se dépolluer.

  • Philippe Janson - Abonné 6 juin 2016 09 h 29

    Ceci ne représente pas la réalité...

    Bonjour,
    La voiture électrique n’est pas compliquée pour quelqu’un qui en a une et votre texte ne fait que montrer l’aventure qu’un profane a eue en essayant quelque chose qu’il ne connaissait pas et c’est un grand dé service pour l’électricifitation des transports car le monde en générale va en retenir que c'est infaisable et non pratique ce qui est faux.

    Il y a 10,000 propriétaires de voitures électriques au Québec et tous ces 10,000 vous auraient dit :
    1- De un : on ne va pas à Ottawa en passant par l’Ontario, car ils n’ont pas de borne rapide. Montréal à Ottawa ce fait par la 50 et c’est facile! Et les bornes n’ont jamais de file d’attente ou au pire, on va attendre quelques minutes que l’autre personne finisse et prenant ce temps de tranquillité pour retourner nos courriels et répondre à nos textos.
    2- On ne fait pas un tel trajet avec l’idée d’utiliser des bornes de vitesse BASSE : ça revient à essayer de tirer une roulotte de 10,000 livres avec une Honda Civic pour finir par conclure qu’une Honda Civic n’est pas « une bonne voiture ». On fait les longs trajets en utilisation les bornes hautes vitesses lorsqu’on ne veut pas arrêter longtemps et lorsqu’on fait une pause « visite » on utilise une borne basse vitesse, car on a DÉJÀ prévu d’arrêter quelques heures.
    3- Vous n’avez pas du tout expliqué le fait (que tous véhistes savent déjà) qui est que 90% de nos déplacements se fait en mode «normal ». Ce qui veux dire : « job, garderie, commissions, maison » et que pour c’est 34x jours dans l’année : la voiture électrique rechargée DE LA MAISON n’est aucun temps un casse-tête!
    4- Que c’est exceptionnel dans la vie des Québécois de « revirer à Québec, Percé, Floride » … et lorsqu’on a à le faire : on le fait en utilisation des bornes HAUTES VITESSES qu’il y a partout au Québec.
    ...

  • Philippe Janson - Abonné 6 juin 2016 09 h 30

    ...suite de "Ce n'est pas la réalité"

    ...
    5- Le Québec a déployé et continue de déployer des bornes hautes vitesses partout dans la province… L’Ontario a du retard, mais va investir dès cette année pour corriger la situation.
    Vous savez : si tous les journalistes entraient en contact avec l’un des 4000 membres de l’Association des Véhicules Électriques du Québec (AVEQ.CA) lorsque vient le temps de recueillir de l’information sur un sujet, ils pourraient avoir de justes informations et ainsi les transmettre à tous vos lecteurs pour qu’ils soient bien informés... Et c'est avec plaisir que l'Aveq va vous les fournir ;)
    Merci

  • Jean Richard - Abonné 6 juin 2016 10 h 23

    Une religion et non une révolution

    On aurait envie de dire que la voiture individuelle, loin d'être une révolution, est plutôt une religion qu'on nous impose pour remplacer celle que la laïcité a fait disparaître. Les fidèles qui ont eu assez de fric pour se procurer l'objet de toutes les vertus étaient au départ convaincus, beaucoup trop pour voir l'envers de la médaille.

    Pourtant, le constat est là : on a saccagé les villes en y installant pendant trois quarts de siècle, un modèle inadapté à l'environnement, le tout-à-l'auto. On s'est aussi placé dans une situation économique précaire en optant pour ce modèle qui a contribué à déséquilibrer la balance commerciale du Québec, car les tentatives d'attirer les constructeurs automobiles ici ont toutes lamentablement échoué.

    Et maintenant, pour renforcer ce modèle du tout-à-l'auto, on y va de mesures incitatives inéquitables pour doper les ventes de voitures deux fois plus coûteuses (donc, plus d'argent qui sort du Québec), et des voitures qu'on destine principalement à la ville, leur autonomie ne leur permettant pas de prendre la clé des champs.

    Changer le moteur sous le capot d'une voiture du XXe siècle n'en fait pas une voiture différente. Remplacer le réservoir à essence par une immense batterie très polluante à fabriquer et remplies de matières très toxiques est difficilement compatible avec le label vertueux Zéro Émission qu'on lui accorde. C'est un pur mensonge. Affirmer que la voiture électrique va nous libérer de la dépendance au pétrole est aussi un mensonge. Ce n'est qu'un alibi pour mieux nous cacher une autre dépendance, celle de l'industrie automobile. Sans doute que chez Nissan ou Toyota, on sait une chose : que la voiture électrique s'ajoutera à la voiture existante sans la remplacer. On n'a donc aucune inquiétude à vendre ces voitures à perte. C'est un placement pour le futur.

    Au Québec, c'est de plus en plus clair : la voiture à batterie remplacera les transports collectifs, pas la voiture à essence.

    • Benoît Landry - Abonné 6 juin 2016 20 h 03

      Et voilà.

      On peux y ajouter les choix politiques de notre bon gouvernement qui subventionne à coup de 8 000$ l'achat d'une auto individuelle à des gens qui ont un peu plus les moyens que les personnes qui ne peuvent s'acheter que des minounes et qui demeurent dans des banlieux sans transport en commun digne de ce nom, mais c'est eux qu'on taxe de plus en plus pour supporter un transport en commun déficient.

      Le gouvernement à travers la Caisse de Dépot propose un train électrique qui ne desservira pas les banlieues non cossues, ni l'Est de Montréal, mais plutôt les banlieues riches et l'Ouest afin que ceux qui ont les moyens de se payer des autos électriques subventionnées puissent aller prendre l'avion plus rapidement.

    • André Bastien - Abonné 7 juin 2016 18 h 08

      "la voiture à batterie remplacera les transports collectifs, pas la voiture à essence ." Affirmation purement gratuite!

      Oui, il faut investir massivement en transport en commun. Mais si la population de la région de Montréal augmente de 20% d'ici 10 ans et qu'on ne fait rien de spécial, le nombre de véhicules automobiles va aussi augmenter de 20% et le trafic aussi. Mais si on veut juste empêcher une augmentation des automobiles, il faudrait augmenter l'offre de transport en commun de 50%. Si on voulait réduire significativement le nombre d'automobiles, il faudrait doubler l'offre de TC. Comme les gouvernements ne sont pas partis pour un tel investissement et que la population n'est pas prête à injecter 50 ou 100 milliards $ dans de nouvelles lignes de train et de métros d'ici 10 ans, le nombre d'automobiles va inévitablement augmenter.

      Les autos électriques remplacent donc bien des autos à essence.

      Personne ne s'amuse à dépenser pour une auto sans en avoir besoin, c'est à dire, s'il n'y a pas d'alternative adéquate.