La jeunesse francophone connectée

Isabelle Delorme
Collaboration spéciale
Premier Congrès de la jeunesse estudiantine francophone, lors de la deuxième édition de la Semaine mondiale de la francophonie scientifique, au Caire
Photo: AUF Premier Congrès de la jeunesse estudiantine francophone, lors de la deuxième édition de la Semaine mondiale de la francophonie scientifique, au Caire

Ce texte fait partie du cahier spécial Francophonie scientifique

En juin 2022, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) a lancé un appel à candidatures aux étudiants de ses établissements membres pour créer un réseau de Clubs de leaders étudiants francophones (CLEF). Parmi les 180 clubs faisant partie du réseau, 60 représentants ont participé, en plus de nombreux étudiants invités, au premier Congrès de la jeunesse estudiantine francophone, au Caire.

« C’était l’événement phare qui marquait le lancement du réseau CLEF », indique Bénédicte Decaux, conseillère chargée des plaidoyers au cabinet du recteur de l’AUF, qui a piloté cette initiative. Les objectifs de ce nouveau réseau sont multiples : susciter l’esprit entrepreneurial des étudiants, les sensibiliser aux défis sociétaux majeurs et promouvoir les valeurs de partage en font partie.

Mettre en place des réflexes

 

Ce premier congrès a permis de connecter les étudiants entre eux pour les faire échanger au niveau national, régional et interrégional. « Nous avons mis en place des outils et des réflexes pour qu’ils s’emparent de ce réseau et se l’approprient », explique Bénédicte Decaux. L’AUF souhaite lancer un échange à double dimension : elle propose des activités, animations, appels à candidatures, concours, projets. Mais elle a aussi créé un une plateforme collaborative que les étudiants pourront alimenter eux-mêmes.

Giovanna Gimenes Gennari, étudiante en droit à l’Université de São Paulo, participait au congrès pour le club étudiant sud-américain–brésilien. « J’ai noué des contacts avec des étudiants de nombreux pays et d’horizons divers (ingénierie, études vétérinaires, médecine, sciences politiques, etc.) », se réjouit-elle. La Brésilienne a pu s’imprégner d’idées pour son club, dont la mission est de permettre aux étudiants autistes d’intégrer un double cursus universitaire entre le Brésil et la France. « En parlant au congrès avec des personnes qui ont travaillé sur des problématiques similaires (notamment la représentante d’un club congolais qui a mis sur pied des programmes d’inclusion des personnes handicapées), j’ai beaucoup appris et je crois que notre mission au Brésil sera désormais plus facile », prévoit l’étudiante.

Un congrès axé sur l’entrepreneuriat

« Nous reprenons un rythme plus normal après la pandémie et il est important pour nous de réseauter et de rencontrer du monde », confie pour sa part Raphaël Sauteur, étudiant à HEC Montréal et président du club d’entrepreneurs YEP. Le thème de ce premier congrès étudiant était justement l’entrepreneuriat. « Nous avons la chance d’être une ville très ancrée dans ce domaine et nous en avons une vision qui nous est propre », estime le président, heureux que son club puisse la partager avec des jeunes d’autres cultures et expériences.

Alex-Luca Khalil Marino, vice-président des partenariats stratégiques, représentait l’association YEP au congrès. « Cela m’a permis de voir ce que d’autres clubs et étudiants sont capables d’accomplir à l’étranger et m’a donné beaucoup d’inspiration pour voir ce qui pourrait être appliqué à Montréal », raconte celui qui a rencontré notamment un Roumain en train de mettre sur pied un congrès international de médecine et des étudiants en ingénierie africains développant leur propre système de filtration d’eau pour la distribuer dans leur communauté. « J’ai entendu beaucoup d’histoires inspirantes de ce type, qui montrent la force de ce que les étudiants peuvent accomplir en travaillant ensemble », souligne-t-il.

Les portes du congrès se sont refermées, mais les étudiants restent connectés. « Nous nous parlons tous les jours sur notre groupe en réseau et nous avons hâte de participer à la prochaine édition du congrès », lance Giovanna Gimenes Gennari. La YEP ne se déplacera pas bien loin pour ce prochain rassemblement, qui se tiendra à l’automne 2023 à Québec.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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