Jean-François Lemay, ambassadeur pour la recherche au collégial

Rabéa Kabbaj
Collaboration spéciale
Le foisonnement des champs d’application possibles pour la biologie moléculaire se reflète dans la diversité des recherches de Jean-François Lemay. 
Photo: Anick St-Onge Le foisonnement des champs d’application possibles pour la biologie moléculaire se reflète dans la diversité des recherches de Jean-François Lemay. 

Ce texte fait partie du cahier spécial Les prix de l'Acfas

Chercheur au Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) — affilié au cégep de Shawinigan —, Jean-François Lemay remporte cette année le prix Acfas Denise-Barbeau, qui récompense l’excellence et le rayonnement des travaux d’un chercheur du réseau collégial. Cette distinction est reçue avec satisfaction par celui qui se passionne depuis toujours pour la biologie moléculaire.

« Je m’intéresse à la science depuis que je suis au primaire. À l’époque, je faisais [déjà] des expériences et je mélangeais un peu tout et n’importe quoi. Pendant le secondaire, je me suis plus intéressé à ce qui était biotechnologie. Je me suis donc inscrit au cégep de Shawinigan, en technique de chimie-biologie. C’est alors que j’ai vraiment développé une passion pour la biologie moléculaire », raconte le chercheur.

À l’issue de cette technique, c’est tout naturellement que Jean-François Lemay s’est orienté vers le baccalauréat en biotechnologie à l’Université de Sherbrooke, puis à la maîtrise et au doctorat en biologie moléculaire et cellulaire.

« Essayer de produire différentes molécules à partir de micro-organismes par la modification génétique, c’était un sujet qui m’intéressait vraiment. […] Par exemple, il peut s’agir de prendre une protéine d’intérêt qui est dans une bactérie pathogène ou carrément une bactérie qui est très difficile à faire croître en laboratoire. Donc, on est capables de prendre une portion de son ADN et de l’apporter dans une bactérie qui est facile à faire croître en laboratoire. Cela facilite par exemple l’étude ou la production de molécules d’intérêt, qui peuvent s’appliquer dans la pharmaceutique, la cosmétique, l’alimentaire, la chimie verte, etc. », explique M. Lemay.

Ce foisonnement des champs d’application possibles se reflète dans la diversité de ses recherches. « C’est vraiment très varié. Actuellement, mon but est d’essayer de produire des protéines pour faire des applications industrielles ou tenter de comprendre et de trouver des médicaments pour certains types de maladies. Je suis également engagé dans plusieurs projets pour faire le suivi des différents micro-organismes qui sont impliqués dans le traitement des eaux », relate Jean-François Lemay.

Chose certaine, ce lauréat prend beaucoup de plaisir à ses travaux. « Je trouve cela hyper stimulant de collaborer tant avec les chercheurs universitaires qu’avec des compagnies. Développer des projets et, à la fin, constater qu’on a réussi à créer ou à améliorer un bioprocédé qui va aider la société […] c’est ce que j’aime de la recherche appliquée », confie le chercheur.

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