La virulence d’Omicron sous la loupe de scientifiques

Le variant Omicron a été détecté dans des dizaines de pays.
Sam Panthaky Agence France-Presse Le variant Omicron a été détecté dans des dizaines de pays.

Les preuves de la virulence du variant Omicron arrivent au compte-goutte, mais les premiers « signaux » sont « un peu encourageants », selon le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire.

« De toute évidence, en Afrique du Sud, Omicron se transmet davantage », a-t-il dit lors d’une entrevue à la télévision américaine dimanche, en se référant à la courbe « verticale » du nombre de nouveaux cas dans ce pays.

L’Afrique du Sud recensait 1000 nouveaux cas de COVID-19 le 25 novembre, et plus de 10 000 ce dimanche.

Les données émanant de ce pays, le premier à avoir identifié le variant, semblent montrer que les patients infectés par Omicron développent des symptômes de gravité moindre. « On constate une durée moyenne d’hospitalisation beaucoup plus courte, de 2,8 jours pour les patients admis dans les services COVID-19 au cours des deux dernières semaines par rapport à une durée moyenne de séjour de 8,5 jours au cours des 18 derniers mois », ont indiqué les services médicaux sud-africains.

Ils ont toutefois souligné que la population sud-africaine était particulièrement jeune, et que les cas graves pouvaient être attendus dans les prochaines semaines.

 

Une étude préliminaire et non révisée par les pairs porte les chercheurs à croire que les mutations identifiées chez Omicron se retrouvent aussi chez les virus du rhume, ce qui pourrait expliquer pourquoi ce nouveau variant semble se transmettre plus facilement et provoquer des symptômes plus légers.

« Il est plausible que l’insertion Omicron puisse avoir évolué dans des individus infectés » à la fois par la COVID-19 et un virus du rhume simple, notent les chercheurs américains.

Les scientifiques s’affairent toujours à déterminer la capacité des vaccins à protéger la population contre cette nouvelle souche. Une première étude a démontré que ce variant est davantage capable de contourner l’immunité acquise par une infection que les variants précédents. Des chercheurs sud-africains ont analysé 35 670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d’individus ayant été déclarés positifs et ont conclu que le risque de contracter une deuxième fois la COVID-19 durant la vague associée à Omicron était trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux variants Beta et Delta.

L’Organisation mondiale de la santé a indiqué vendredi dernier qu’aucun mort lié au variant Omicron n’avait encore été répertorié. La situation devrait évoluer rapidement, car la liste des pays ayant relevé la présence d’Omicron sur leur territoire ne cesse de s’allonger chaque jour. Les autorités sanitaires européennes ont déjà prévenu qu’Omicron deviendrait la souche dominante « d’ici quelques mois » sur le Vieux continent.

Ce texte est tiré de notre infolettre « Le courrier du coronavirus » du 6 décembre 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.



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