Vaccination imminente des 5 à 11 ans

Aux États-Unis, le vaccin Pfizer pour les enfants a été approuvé à la fin du mois d'octobre.
Photo: Ted S. Warren Associated Press Aux États-Unis, le vaccin Pfizer pour les enfants a été approuvé à la fin du mois d'octobre.

Le gouvernement fédéral doit annoncer vendredi que Santé Canada autorise la vaccination des enfants de 5 à 11 ans. Québec se dit prêt à distribuer les doses sans attendre.

Le gouvernement fédéral a prévu une conférence de presse avec les autorités sanitaires vendredi à 10 h pour communiquer des nouvelles à propos de l’administration du vaccin Pfizer-BioNTech aux enfants.

La rumeur s’est rendue aux oreilles du premier ministre québécois, qui n’attend que cette autorisation pour déployer les équipes du réseau de la santé. « On est prêts depuis des semaines », a-t-il affirmé jeudi en conférence de presse. « Christian Dubé [le ministre de la Santé] attend juste qu’on lui dise “OK” pour qu’il pèse sur le bouton. Dès que c’est parti, nous, on commence. »

Le virus circule présentement majoritairement chez les jeunes, bien qu’il ne provoque que des symptômes bénins dans la plupart des cas. Les jeunes constituent surtout le vecteur le plus important de la maladie à l’heure actuelle, les écoles primaires étant responsables de 44 % des éclosions de COVID-19 au Québec.

« Ça vient complètement changer la vaccination contre la COVID-19 au Québec. D’ajouter les jeunes de 5 à 11 ans, ça vient augmenter massivement le pourcentage de la population qui va être vaccinée. […] C’est extraordinaire », a affirmé François Legault, ravi.

La campagne de vaccination de ces 655 000 jeunes Québécois ouvre la porte à la levée de l’état d’urgence « début 2022 », a noté le premier ministre. Son gouvernement devrait ainsi lever « la majorité » des consignes sanitaires « une fois qu’on va avoir vacciné, disons, 80 % des 5 à 11 ans ».

Les gouvernements devront par contre convaincre bien des parents pour atteindre cette cible. Un peu plus de 60 % des parents d’enfants de 5 à 11 ans se disent plutôt ou totalement d’accord pour faire vacciner leur enfant, selon un coup de sonde de l’Institut national de santé publique du Québec paru mercredi. Près des 28 % des parents se disent plutôt ou totalement en désaccord. Les autres sont indécis.

La vaccination des 5 à 11 ans est déjà autorisée aux États-Unis, où plus de 2,6 millions de doses ont été injectées en deux semaines. Selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies des États-Unis, les effets secondaires du vaccin chez les enfants ressemblent à ceux détectés chez leurs aînés. Les enfants recevront le tiers de la dose administrée aux adultes, soit 10 microgrammes de vaccin plutôt que 30 microgrammes dans le cas du vaccin de Pfizer-BioNTech.

Cette annonce doit survenir alors que la courbe des infections grimpe légèrement au Québec. Le gouvernement québécois rapportait jeudi 720 nouveaux cas de COVID-19 et deux décès supplémentaires. On recensait jeudi 205 patients hospitalisés à cause du coronavirus, une hausse de 10 par rapport à la veille.

Assouplissements à la frontière

Le gouvernement fédéral devrait également annoncer vendredi l’assouplissement de certaines mesures liées à la COVID-19 à la frontière canadienne.

Vendredi après-midi, les ministres fédéraux devraient discuter de l’assouplissement de mesures prises pour empêcher l’importation de nouveaux cas par les voyageurs terrestres.

On s’attend à ce qu’ils éliminent la règle qui oblige les voyageurs effectuant de courts séjours aux États-Unis à présenter un résultat de test moléculaire négatif afin de revenir au Canada.

Avec La Presse canadienne

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