Même les cas bénins de COVID-19 détériorent les tissus cérébraux

La perte d’odorat liée à la COVID-19 serait le résultat de dommages au cerveau, démontre une étude britannique. Les chercheurs ont prouvé que même les cas modérés de la maladie détériorent les tissus cérébraux.

Les chercheurs du UK Biobank ont comparé des scans de la tête de 400 patients qui ont contracté la maladie avec ceux d’un groupe témoin. Pour les patients touchés par la COVID-19, les régions responsables de l’odorat et du goût présentent toutes « une grande réduction du volume et de l’épaisseur de leur matière grise ». Cette découverte préciserait ainsi la source de la perte de l’odorat, un symptôme courant chez les personnes atteintes de la maladie.

Les « dommages les plus forts » se retrouvent dans la région du gyrus parahippocampique, la zone du cerveau responsable de la mémoire épisodique. Ces « anomalies » se concentrent plus précisément dans la sous-région responsable de la mémoire olfactive. « Par contre, il reste à enquêter pour savoir si ces effets sont significatifs », nuancent les auteurs de l’étude.

« La proximité physique de l’hippocampe soulève la possibilité de conséquences à long terme de l’infection de COVID-19, ce qui pourrait mener à de l’Alzheimer ou d’autres formes de démences », ajoute-t-on dans l’étude.

La plupart des participants à l’étude n’ont eu que des symptômes légers ou modérés de la maladie, tandis que 15 d’entre eux avaient été hospitalisés. Les auteurs de l’étude soulignent qu’il s’agit donc d’une des rares analyses des conséquences à long terme pour les cas bénins de COVID-19.



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