L’astromobile chinoise envoie ses premières photos de Mars

La Chine a parcouru un long chemin pour rattraper la Russie et les États-Unis, dont les spationautes ont des décennies d’expérience dans l’exploration spatiale.
Photo: CNS / CNSA / Agence France-Presse

La Chine a parcouru un long chemin pour rattraper la Russie et les États-Unis, dont les spationautes ont des décennies d’expérience dans l’exploration spatiale.

Panneaux solaires déployés dans un paysage extraterrestre, rampes et antennes pointées vers l’horizon martien : la première sonde chinoise sur la planète rouge a envoyé sur Terre ses premiers « selfies » , après son atterrissage historique la semaine dernière.

L’astromobile Zhurong, fixée sur un atterrisseur, a pénétré samedi dans l’atmosphère de Mars et est devenue la première sonde à s’être posée avec succès sur cette planète en provenance d'un pays réalisant sa première mission martienne.

Zhurong, ainsi nommé d’après le dieu du feu de la mythologie chinoise, est arrivé quelques mois après la dernière sonde américaine ayant atteint la surface de Mars, Perseverance, et a été célébré en Chine comme une étape importante de son ascension vers le statut de superpuissance spatiale.

L’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA) a diffusé mercredi des images prises par l’astromobile, qui montrent le système d’évitement des obstacles et les panneaux solaires du véhicule, ainsi que le sol martien.

« Peuple d’Internet, les images de Mars que vous attendiez avec impatience sont là » , a écrit l’agence dans une publication sur les réseaux sociaux contenant les images.

L’opération ayant visé à faire se poser l’astromobile a été délicate pour les ingénieurs chinois. Les médias officiels ont décrit l’utilisation d’un parachute pour ralentir sa descente et le déploiement du train d’atterrissage comme « la partie la plus difficile de la mission » .

Le véhicule est prévu pour fonctionner trois mois, qu’il devrait passer à prendre des photos et à rassembler des données sur la géographie locale.

La Chine a parcouru un long chemin pour rattraper la Russie et les États-Unis, dont les spationautes ont des décennies d’expérience dans l’exploration spatiale.

Elle a lancé avec succès le premier module de sa prochaine station spatiale le mois dernier. Elle espère la rendre habitable d’ici à 2022 et ambitionne d’envoyer par la suite des êtres humains sur la Lune.
 

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