Quel animal a transmis la COVID-19 à l’être humain?

Vison, pangolin (en photo), mais aussi lapin, chien viverrin, chat domestique, civette ou blaireau-furet… les candidats « hôtes intermédiaires » ne manquent pas dans le dernier rapport des experts de l’OMS et chinois
Photo: Sam Yeh Archives Agence France-Presse Vison, pangolin (en photo), mais aussi lapin, chien viverrin, chat domestique, civette ou blaireau-furet… les candidats « hôtes intermédiaires » ne manquent pas dans le dernier rapport des experts de l’OMS et chinois

Depuis le début de la pandémie, plusieurs se demandent comment le nouveau coronavirus a bien pu se frayer un chemin jusqu’à l’humain, avant d’envahir le monde entier.

Une étude conjointe des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’experts chinois n’est malheureusement pas parvenue à trouver une réponse précise à cette question, même si leur analyse conclut que le passage par un animal intermédiaire semble « probable », voire « très probable ». Concrètement, cela signifie qu’un animal aurait été en contact avec le virus de la COVID-19 présent chez une autre espèce, avant d’être lui-même en contact avec l’être humain.

Selon les éléments d’un rapport obtenu par l’Agence France-Presse, qui en a fait état lundi, les scientifiques estiment qu’il est « possible » que le virus mortel puisse avoir été transmis directement de la chauve-souris à l’humain. Il faut dire que depuis l’émergence du coronavirus, des études ont montré du doigt ce mammifère volant, le qualifiant de « réservoir » probable du SARS-CoV-2.

Avant d’infecter la population humaine, le virus aurait cependant plus probablement passé par un autre animal. Plusieurs experts estiment que cet autre animal serait lui aussi un mammifère, comme ce fut le cas pour le SRAS, avec la civette. Le pangolin, petit mammifère braconné à très grande échelle dans le monde, pourrait être cet animal. Cet insectivore nocturne fait en effet partie des animaux sauvages qui étaient vendus au marché de Huanan de la ville chinoise de Wuhan, auquel la plupart des premiers cas connus de COVID-19 étaient liés.

Un autre animal, le vison, a été analysé par les experts de l’OMS et chinois pour son possible rôle dans la transmission du virus. Il faut dire que l’an dernier, les autorités néerlandaises avaient jugé ainsi « plausible » qu’un employé d’un élevage aux Pays-Bas ait contracté la COVID-19 par les petits mammifères. Une découverte qui a mené à l’abattage de centaines de milliers de ces animaux, qui auraient représenté un risque en matière de mutation du virus, ce qui aurait pu menacer l’efficacité des vaccins.

Vison, pangolin, mais aussi lapin, chien viverrin, chat domestique, civette ou blaireau-furet… les candidats « hôtes intermédiaires » ne manquent pas dans le dernier rapport des experts de l’OMS et chinois, qui ne tranche toutefois pas. « Compte tenu de la littérature sur le rôle des animaux d’élevage en tant qu’hôtes intermédiaires pour les maladies émergentes, il est nécessaire de réaliser d’autres enquêtes incluant une plus grande étendue géographique [en Chine et ailleurs] », conclut le rapport.



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