Chris Hadfield le croit - Il y aura un Canadien sur la Lune

Toronto — En cette ère de coopération internationale, «ce n'est qu'une question de temps» avant qu'un Canadien pose le pied sur la Lune, a prédit l'astronaute Chris Hadfield, qui s'exprimait à l'occasion du 35e anniversaire des premiers pas de l'humanité sur le sol lunaire.

M. Hadfield, qui a participé à deux vols de la navette spatiale, est le seul Canadien à être monté à bord de la station spatiale russe Mir. Quand l'être humain a marché pour la première fois sur la Lune, le 20 juillet 1969, ce sont les impératifs politique de la guerre froide qui poussaient les États-Unis à battre de vitesse l'Union soviétique.

Trente-cinq ans plus tard, c'est la science qui mène l'effort pour approfondir l'exploration de la Lune, soutient M. Hadfield.

Bien que le Canada ne dispose pas de son propre engin spatial, il a réussi à contribuer à la quête d'une meilleure compréhension de l'univers, à la fois par le développement d'une technologie d'avant-garde et par la contribution d'astronautes aux connaissances spécialisées.

En 1984, Marc Garneau, qui est aujourd'hui à la tête de l'Agence spatiale canadienne, est devenu le premier Canadien à voyager dans l'espace.

Il a effectué deux autres séjours dans l'espace, à titre de spécialiste de mission.

Les astronautes Steve MacLean et Dave Williams sont déjà affectés à de futures missions.

«Nous participons par le biais des vols habités dans l'espace», a commenté M. Hadfield depuis le Johnson Space Center de la NASA, à Houston, où il est responsable de la robotique. «Ce sont les choses que nous avons bâties, la réputation que nous avons acquise, qui nous ouvrent ces portes.»

Bien qu'un retour sur la Lune comporte son propre intérêt scientifique, il est également considéré comme un premier pas nécessaire en vue de l'envoi d'une mission habitée sur la planète Mars.

Les États-Unis et la Chine ont déjà annoncé des projets séparés en vue d'expédier des humains sur la Lune d'ici 2020, tandis que l'Agence spatiale européenne s'est donné 2024 comme date cible. L'objectif d'aller sur la planète rouge serait fixé à environ dix ans plus tard.

«Nous [le Canada] participons à toutes ces initiatives, qu'elles soient russe, américaine, brésilienne ou autre», a dit M. Hadfield, qui reconnaît qu'étant donné son âge — il aura 45 ans en août — ce n'est pas lui qui partira. «Nous allons recruter davantage d'astronautes canadiens, a-t-il dit. Ce sont eux qui auront une chance d'être les prochains êtres humains à marcher sur la Lune.»