Trouve-t-on plus de cas de COVID surtout parce qu’on teste plus? Non.

Le pourcentage de tests positifs augmente au Québec ces dernières semaines. Alors qu’il oscillait sous 2% cet été, il dépasse maintenant les 7%.

En parallèle, le nombre de tests réalisés est aussi en forte hausse depuis le début du mois de septembre (non illustré). En août, il se situait sous les 14 000 tests par jour, en moyenne. En septembre, on parle plutôt de 23 000 tests par jour.
Photo: Données: INSPQ

Ainsi, il serait faux de dire qu’on trouve actuellement plus de cas de COVID-19 par rapport à cet été parce qu’on teste plus. Si c’était le cas, on aurait vu descendre le taux de positivité.

Cependant, le pourcentage de tests positifs est beaucoup plus faible en ce moment qu’au printemps, quand il surfait à plus de 15%. En avril, on réalisait par ailleurs relativement peu de tests — moins de 6500 par jour. Le nombre de cas établis par lien épidémiologique (sans test) était plus élevé, mais restait d’un ordre de grandeur plus petit que le nombre de cas confirmés en laboratoire.

En fait, selon une étude réalisée par Héma-Québec à la fin de la première vague et publiée au mois d’août, on sous-estimait d’un facteur «entre trois et quatre» le nombre de cas de COVID-19 parmi les adultes de 18 à 69 ans.

La comparaison directe du nombre de cas au printemps et cet automne — avec plus de 1000 cas par jour, les deux courbes se situent en apparences dans les mêmes eaux — n’est donc pas appropriée.