Sera-t-il possible de se baigner cet été?

En Australie, les citoyens ont de nouveau accès aux plages depuis quelques jours, après cinq semaines de confinement. 
Photo: Saeed Khan Agence France-Presse En Australie, les citoyens ont de nouveau accès aux plages depuis quelques jours, après cinq semaines de confinement. 
Alors que la saison estivale se profile à l’horizon et que la légitime déprime imputable à la crise sanitaire pèse de plus en plus lourd, plusieurs se demandent s’il sera au moins possible de se baigner cet été, malgré la présence de la COVID-19.

Bonne nouvelle: la baignade ne présenterait pas de risques significatifs de contracter le coronavirus. Selon l’Institut national de la santé publique (INSPQ), les propriétaires d'une piscine n’auraient pas à craindre de se baigner, puisque le virus risque fort de ne pas résister au chlore qui est ajouté à l’eau.

Ce point de vue est partagé par l’Association des responsables aquatiques du Québec, qui précise en outre sur son site Web qu’«il n’y a pas d’évidence de risque de transmission de la COVID-19 par l’eau de baignade». Il n’en demeure pas moins que, pour le moment, les règles de distanciation sociale ne permettraient peut-être pas d’inviter des gens à se baigner chez soi.

Qu’en est-il des piscines publiques, qui peuvent devenir un refuge apprécié pour les citoyens des villes, particulièrement lors des journées très chaudes qui sont à prévoir pour cet été? Pour le moment, les municipalités n’ont pas encore pris de décision sur une éventuelle ouverture, puisque cela dépend d’une autorisation du gouvernement du Québec, lequel doit d’abord obtenir le feu vert de la Santé publique. Au cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, on indique simplement qu’une ouverture n’est pas exclue.

Mercredi, la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a aussi laissé entendre qu’un accès aux piscines publiques pourrait être annoncé au cours des prochaines semaines. Mais déjà, on peut imaginer qu’une ouverture s’accompagnerait de règles strictes, afin de limiter les risques sanitaires.

La Société des établissements de plein air du Québec a par ailleurs annoncé la réouverture des parcs nationaux, mais uniquement pour les activités qui se pratiquent dans les sentiers. On ne sait donc pas encore si les Québécois pourront profiter cet été d’une visite dans un parc national pour aller se baigner, comme par exemple au parc d’Oka.

L’INSPQ estime toutefois que les risques d’être infectés par le virus de la COVID-19 lors d’une baignade seraient faibles, notamment en raison de la grande dilution dans les cours d’eau. La baignade dit «libre» est d'ailleurs autorisée dans les cours d'eau, indique l'Association des responsables aquatiques du Québec, à condition bien sûr de respecter les règles de distanciation sociale.

Dans certains pays qui ont été frappés par la pandémie de COVID-19, notamment en France et en Australie, des plages sont d’ailleurs de nouveau accessibles au public. Un baume pour le moral de plusieurs, après des semaines de confinement.

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