Que savons-nous de la COVID-19 à ce jour?

Image obtenue à l'aide d'un microscope électronique du SRAS-CoV-2, le coronavirus qui cause la COVID-19.
Photo: National Institutes of Health via Agence France-Presse Image obtenue à l'aide d'un microscope électronique du SRAS-CoV-2, le coronavirus qui cause la COVID-19.

Récapitulatif de ce que nous savons sur la COVID-19, cette infection polymorphe causée par un nouveau coronavirus appelé SRAS-CoV-2.

Quels en sont les symptômes ?

Ils sont multiples, mais parmi les plus fréquents, on retrouve des maux de gorge, de la toux, de la fièvre, des frissons, une céphalée, une grande fatigue et des douleurs musculaires. Bien que plus rarement, une perte de goût, une diarrhée ou des lésions cutanées, dont des orteils violacés comme lors d’une engelure, peuvent également se manifester. Des neurologues américains ont décrit récemment des cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez des trentenaires et quadragénaires sans autre raison apparente que la COVID-19, mais l’association avec la COVID-19 reste à confirmer.

Quand les symptômes apparaissent-ils ?

Les symptômes apparaissent généralement cinq ou six jours après la contamination, mais cette période peut s’étendre jusqu’à 14 jours. Les personnes infectées deviennent toutefois contagieuses environ deux jours avant l’apparition des symptômes. Il est à noter qu’entre 25 et 50 % des personnes infectées seraient asymptomatiques, mais quand même susceptibles de transmettre la maladie.

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

Les personnes souffrant déjà d’une autre pathologie, comme une maladie cardiaque ou respiratoire, l’hypertension, le diabète ou le cancer, ainsi que les personnes dont le système immunitaire est affaibli en raison d’une maladie ou d’une chimiothérapie sont les plus à risque de souffrir de la forme sévère de la maladie. Ce risque s’accroît aussi en fonction de l’âge de la personne. Les chercheurs pensent aussi que la génétique pourrait jouer un rôle : certains gènes particuliers prédisposeraient probablement à développer des symptômes plus graves.

Quels sont les effets de la COVID-19 sur la santé ?

Chez la majorité des gens, la COVID-19 ressemblera à une grippe dont on se remet généralement bien. Dans la plupart des cas, le virus s’attaque aux poumons. Des radiographies pulmonaires effectuées sur des personnes infectées montrent des taches blanches correspondant à des lésions, qui se résorberont si les patients n’ont pas eu besoin de soins trop invasifs. Par contre, les personnes qui souffriront d’un syndrome respiratoire aigu sévère nécessitant des soins intensifs, dont une mise sous respirateur mécanique, courent le risque de garder des séquelles pulmonaires qui peuvent prendre la forme d’un tissu cicatriciel, appelé fibrose pulmonaire, qui réduira la capacité respiratoire de la personne, qui souffrira alors d’une insuffisance respiratoire chronique.

Aussi, en réponse aux virus qui agressent les poumons, l’organisme peut déclencher une réaction inflammatoire, qui en principe devrait être salutaire, mais qui dans les cas graves de COVID-19 s’emballe et en vient à détruire la membrane des alvéoles où s’effectuent les échanges gazeux avec le sang, diminuant ainsi l’oxygénation du sang.

Cette réaction inflammatoire incontrôlée induit aussi une plus grande coagulation du sang, avec pour conséquence la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins un peu partout dans l’organisme. Ces caillots peuvent ainsi interrompre l’irrigation et, de ce fait, l’oxygénation de certains organes, comme les reins, le foie, le cerveau ou le cœur. Ces multiples thromboses sont souvent la cause du décès.

 

Y a-t-il des traitements ?

Pour l’instant, les médecins ne disposent d’aucun médicament pour soigner cette infection virale. Aucun antiviral ne s’est avéré efficace contre ce coronavirus. Les personnes qui sont légèrement malades doivent s’hydrater et prendre de l’acétaminophène pour soulager les symptômes. L’ibuprofène est déconseillé, car les anti-inflammatoires semblent participer à l’aggravation de l’infection. Pour les personnes gravement malades ayant des difficultés à respirer, le principal traitement est l’administration par une lunette nasale ou un respirateur mécanique (avec intubation) d’un air plus riche en oxygène.

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