Le Canada lance trois nouveaux satellites d’observation de la Terre

Décollage d'une fusée «Falcon 9» de la société SpaceX en mai dernier. 
Photo: John Raoux Archives Associated Press Décollage d'une fusée «Falcon 9» de la société SpaceX en mai dernier. 
Trois satellites canadiens, qui représentent «la prochaine génération de technologies d’observation de la Terre», ont été déployés avec succès, mercredi, une heure après avoir été mis en orbite à 600 kilomètres d’altitude, a indiqué l’Agence spatiale canadienne.

La mission de la «Constellation RADARSAT» du gouvernement canadien a été lancée mercredi à 10 h 17 à bord d’une fusée «Falcon 9» de la société SpaceX, à partir de la base militaire américaine de Vandenberg, en Californie.

Le lancement s’est déroulé sans problème, selon l’Agence spatiale canadienne; le déploiement des trois satellites identiques a eu lieu environ une heure après le décollage de la fusée.

Ce projet de 1,2 milliard du gouvernement canadien remplacera le satellite RADARSAT-2, qui est en orbite depuis 2007.

Une fois pleinement opérationnels, vers la fin de l’année, les trois satellites équidistants feront le tour de la Terre toutes les 96 minutes, en formation, à une vitesse de 27 200 km/h. Ils devraient transmettre 250 000 images par année, soit 50 fois plus que le RADARSAT de première génération.

Le nouveau système constitue une mise à niveau majeure par rapport à son prédécesseur: il sera capable de revoir un point précis de la surface de la Terre tous les quatre jours, comparativement à 24 jours pour le RADARSAT-2.

Un responsable de l’Agence spatiale canadienne a indiqué que les premières images étaient attendues dans les prochaines semaines. Les satellites serviront à de nombreuses applications, notamment la surveillance des glaces de mer et des voies navigables, la supervision des secours lors de catastrophes naturelles, et la gestion agricole et forestière.

Les trois satellites pourront balayer la Terre jour et nuit et quelles que soient les conditions météorologiques. Ils ont la capacité de capter une image d’un lieu donné sur environ 90 pour cent de la surface de la planète, mais ils seront principalement utilisés par le gouvernement fédéral pour surveiller le territoire canadien.