Le savoir des uns accessible à tous

Catherine Martellini Collaboration spéciale
Plusieurs activités du Congrès sont destinées au grand public.
Photo: Hombeline Dumas Plusieurs activités du Congrès sont destinées au grand public.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Engager le dialogue savoirs-sociétés, voilà le thème du Congrès choisi par l’UQO pour cette édition qui aura lieu à Gatineau du 27 au 31 mai. Un thème qui se rapproche de la mission de l’Acfas, qui repose sur la démocratisation du savoir.

« Ça permet aussi de mettre en évidence les relations qui sont encore plus fortes entre la recherche et les partenaires des chercheurs, que ce soit les citoyens, les gouvernements ou les entreprises », souligne Lyne Sauvageau, présidente de l’Acfas depuis 2018 et pour un mandat de deux ans.

Photo: Merryl B. Lavoie Lyne Sauvageau

Ce mouvement s’observe de plus en plus depuis les dernières années, notamment au moyen des recherches réalisées en partenariat avec divers acteurs. C’est le cas par exemple de la recherche autochtone menée en collaboration avec les différentes communautés. « On assiste aussi à ce qu’on appelle la co-construction des savoirs, où la société participe à la recherche, ajoute-t-elle. Et si on veut encourager le dialogue, il faut arriver à parler le même langage, à vulgariser la recherche. »

La grande variété des 5000 participants qui sont attendus au congrès contribuent à engager ce dialogue : citoyens, chercheurs d’autres universités au Canada et à l’étranger (lesquels comptent d’ailleurs pour 10 % des congressistes cette année), organismes gouvernementaux et paragouvernementaux, de même que les médias. Un succès « impressionnant », de l’avis de la présidente, étant donné la taille moyenne de l’université hôte.

Des formats qui plairont à tous

Le Congrès diffère des autres conférences scientifiques à bien des égards, de l’avis de Lyne Sauvageau. « Les congrès sont de plus en plus spécialisés : c’est rare de retrouver au même endroit tous les champs du savoir, de la philosophie aux sciences naturelles, en passant par l’éducation et la santé. » Une section est également réservée aux colloques multisectoriels.

Ce sont en tout 200 colloques qui seront présentés lors de l’événement. Ces derniers peuvent porter sur un thème, ou encore évoluer autour d’enjeux de recherche, par exemple sur la façon de mieux vulgariser celle-ci, avec notamment le colloque intitulé « Science décousue, public confus ».

Des sessions de communications libres orales et par affiches sont aussi déployées dans différents lieux pour présenter les résultats des études. « C’est l’occasion de discuter d’un à un avec les chercheurs de leurs recherches, précise-t-elle. Nous profitons aussi des premières communications orales ou par affiches de certains étudiants chercheurs pour leur donner de la rétroaction, afin de les habiliter à mieux communiquer les sciences », mentionne-t-elle.

À tout cela s’ajoute un volet ouvert au grand public, qui est d’ailleurs plus nombreux que par les années passées : marche en forêt avec des chercheurs qui présenteront l’écosystème local, un bar des sciences, des émissions de radio, les conférences Déclic animées par la journaliste scientifique Valérie Borde. Et ce ne sont là que quelques exemples de la variété de l’offre proposée.

La recherche québécoise en pleine santé

« À l’échelle du Canada, la recherche réalisée au Québec bénéficie d’une bonne renommée : les chercheurs québécois publient davantage que leur poids démographique », souligne Lyne Sauvageau.

Le nombre de participants qui assistent au congrès témoigne aussi de toute sa vitalité. « La recherche ne se fait pas seulement en anglais, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ajoute-t-elle. Elle se communique beaucoup dans cette langue, mais se fait heureusement dans toutes les langues. »

L’Acfas travaillera d’ailleurs dans la prochaine année à établir l’état des lieux pour mieux connaître le visage de cette recherche et de ses chercheurs francophones, de même que leurs enjeux au Canada.

Elle rappelle également que, si le congrès est certes l’événement phare de l’Association, il fait néanmoins partie d’un ensemble d’activités qu’elle organise tout au long de l’année, qui visent à faire rayonner les travaux des chercheurs, dont font partie le magazine Découvrir, les galas de remises de prix, les concours, la Journée de la relève en recherche, etc.

L’Acfas divulguera enfin durant le congrès sa nouvelle signature visuelle, un changement qui se veut une façon de souligner davantage l’action globale de l’Association et sa mission.

Pour consulter le programme complet du congrès, rendez-vous sur le site de l’Acfas.