Rivières sous surveillance

Plusieurs secteurs de la Beauce le long de la rivière Chaudière, dont Saint-Georges, Sainte-Marie et Lac-Etchemin, sont particulièrement à risque de subir des inondations à la suite des accumulations de 25 à 40 millimètres prévues par Environnement Canada.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Plusieurs secteurs de la Beauce le long de la rivière Chaudière, dont Saint-Georges, Sainte-Marie et Lac-Etchemin, sont particulièrement à risque de subir des inondations à la suite des accumulations de 25 à 40 millimètres prévues par Environnement Canada.

En raison des fortes pluies qui s’abattront sur le sud du Québec de dimanche soir à lundi soir, plusieurs cours d’eau sont surveillés de près par la sécurité civile.

Engendrées par un important système dépressionnaire en provenance du Texas, ces pluies torrentielles pourraient causer « des crues soudaines, une accumulation d’eau sur les routes et des inondations dans les basses terres », dans la vallée du Saint-Laurent entre Montréal et Québec, car le sol étant encore gelé, sa capacité à absorber une telle quantité de pluie est réduite.

Plusieurs secteurs de la Beauce le long de la rivière Chaudière, dont Saint-Georges, Sainte-Marie et Lac-Etchemin, sont particulièrement à risque de subir des inondations à la suite des accumulations de 25 à 40 millimètres prévues par Environnement Canada.

La rivière Chaudière a déjà débordé près de la municipalité de Saint-Georges. Un embâcle sur la rivière Chaudière près d’un pont et l’augmentation du niveau de la nappe phréatique ont provoqué dans la nuit de samedi à dimanche des inondations dans les sous-sols de résidences situées sur le bord de l’eau, dans les zones inondables, a indiqué Jean Savard, directeur du Centre des opérations gouvernementales au ministère de la Sécurité publique.

Les municipalités riveraines du lac des Deux Montagnes, dont Rigaud et Saint-Eustache, sont également vulnérables, ayant connu quelques inondations mineures ces derniers temps. La ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, qui est située au confluent du lac des Deux Montagnes et du lac Saint-Louis, est en « mode veille », ce qui signifie qu’elle effectue une surveillance aux deux heures des niveaux d’eau des deux lacs et qu’elle a offert deux palettes de sable gratuites aux résidents et aux commerçants installés dans la zone rouge, aux abords des lacs.

Chaleur bienvenue

Les risques d’embâcles ont heureusement diminué avec la fonte d’une grande partie du couvert de glace sur les rivières, particulièrement dans le sud-ouest du Québec, en raison des températures plus élevées des derniers jours, a souligné M. Savard.

Lors d’un point de presse impromptu, dimanche, en marge d’un événement soulignant le 75e anniversaire d’Hydro-Québec, le premier ministre François Legault a tenu à rassurer la population en rappelant que « des équipes de la sécurité publique suivent de près les inondations », et ce, particulièrement « en Beauce, le long de la rivière Chaudière », et « à certains endroits en Montérégie et dans les Laurentides qui connaissent des difficultés ». « On suit ça de près, car les prévisions météorologiques pour les prochaines heures sont inquiétantes. Je tiens à dire à tous les maires des municipalités : n’hésitez pas à avoir recours à la Sécurité publique si vous sentez que vous avez le moindrement des besoins », a-t-il déclaré.

Dans l’est du Québec et au nord de la vallée du Saint-Laurent, la tempête printanière se présentera plutôt sous la forme de 15 à 25 centimètres de neige lourde accompagnée de pluie verglaçante.

Avec La Presse canadienne et Magdaline Boutros