David Saint-Jacques arrive à la Station spatiale internationale

La fusée Soyouz a décollé comme prévu à 6 h 31, heure de Montréal, et le lancement s’est déroulé normalement.
Photo: Kirill Kudryavtsev Agence France-Presse La fusée Soyouz a décollé comme prévu à 6 h 31, heure de Montréal, et le lancement s’est déroulé normalement.

La fusée Soyouz transportant l’astronaute québécois David Saint-Jacques s’est arrimée avec succès à la Station spatiale internationale.

Le médecin de 48 ans est accompagné de l’astronaute américaine Anne McClain et du cosmonaute russe Oleg Kononenko.

Le vaisseau a décollé comme prévu à 6 h 31, heure de Montréal, et le lancement s’est déroulé normalement.

Revoyez le décollage de la capsule Soyouz

 

 

Dans les oreilles d'un astronaute

Après les dernières vérifications précédant le lancement, les astronautes disposent d'une quarantaine de minutes pour écouter de la musique qu'ils ont eux-mêmes sélectionnée.

David Saint-Jacques a confié à son ami Nicolas Tittley, journaliste spécialisé en musique, le soin de préparer sa liste de lecture.

 

La capsule Soyouz est entrée en orbite un peu moins de neuf minutes après le décollage. Elle s’est ensuite arrimée avec succès à la station spatiale à 12h33, soit trois minutes plus tôt que ce qui était prévu à l’horaire, après avoir fait le tour de la Terre quatre fois.

La fusée filait à près de 1800 km/h après le décollage et l’arrimage, une opération fort délicate qui consiste à aligner et jumeler deux véhicules qui se déplacent à 28 000 km/h, a été réussi avec une précision chirurgicale.

En sol canadien, une foule a surveillé le lancement depuis le siège de l’Agence spatiale canadienne à Longueuil.

Le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, a salué le succès du décollage et déclaré que la mission offrait de belles occasions pour la recherche scientifique et la mise au point de technologies de pointe, notamment dans les domaines de la robotique et du vieillissement.

« L’espace représente beaucoup d’opportunités pour beaucoup de Canadiens, a-t-il déclaré au bureau de l’agence. Ce que David représente est vraiment une source d’inspiration. Aujourd’hui, c’est une journée extraordinaire dans l’espace. »

L’astronaute Jenni Sidey-Gibbons a fait écho à ce message, affirmant que M. Saint-Jacques était un modèle à suivre pour elle et pour les autres jeunes qui pourraient envisager un avenir dans l’espace.

« Cela était particulièrement important pour moi quand je grandissais et je ne serais certainement pas où je suis aujourd’hui si ce n’était du programme spatial du Canada et, en quelque sorte, des héros qui ont poussé cela plus loin, a-t-elle déclaré. C’est incroyable. »

Il s’agissait du premier lancement d’une Soyouz habitée depuis la défaillance d’une fusée en octobre.

La capsule qui transportait deux astronautes le 11 octobre avait alors dû se poser d’urgence.

M. Saint-Jacques s’entraîne depuis plusieurs années en vue de cette mission de six mois. Il aurait normalement dû décoller le 20 décembre, mais son départ a été devancé après l’incident d’octobre.

Il réalisera plusieurs expériences scientifiques à bord de la station spatiale. Certaines porteront sur l’impact physique de l’apesanteur sur les astronautes, d’autres sur l’offre de soins de santé à distance.

Le dernier Canadien à avoir visité la Station spatiale internationale était Chris Hadfield, qui y a complété une mission de cinq mois en mai 2013.

Les trois astronautes remplaceront l’Américaine Serena Aunon-Chancellor, le Russe Sergeï Prokopïeff et l’Allemand Alexander Gersi, qui doivent revenir sur Terre le 20 décembre.

Observez la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale (SSI) sera visible dans la majorité du sud du Canada aujourd’hui.

À Montréal, elle sera visible entre 17 h 20 et 17 h 25.

La SSI, cet immense laboratoire scientifique, orbite la Terre à environ 400 km d’altitude et est visible à l’œil nu. Elle est généralement l’objet le plus brillant dans le ciel nocturne, après la Lune. Assez brillant pour être observé en milieu urbain.

Pour la reconnaître, il suffit de repérer un gros point un gros point blanc qui se déplace assez rapidement, toujours dans la même direction. À noter que, contrairement aux avions, la SSI n’a pas de feux clignotants.