Les télescopes spatiaux «Hubble» et «Chandra» en panne synchronisée

Mis en orbite par les navettes spatiales dans les années 1990, <em>Hubble</em> et <em>Chandra</em> font partie du projet «Great Observatories» de la NASA.
Photo: Courtoisie / ESA/Hubble Mis en orbite par les navettes spatiales dans les années 1990, Hubble et Chandra font partie du projet «Great Observatories» de la NASA.

Deux télescopes spatiaux de la NASA sont tombés en panne en moins d’une semaine.

L’agence spatiale américaine a annoncé vendredi que l’observatoire de rayons X Chandra s’est automatiquement placé en mode sans échec mercredi, possiblement en raison d’un problème avec son gyroscope.

Le télescope spatial Hubble était tombé en hibernation vendredi dernier, lui aussi en raison d’une défaillance de son gyroscope.

Hubble est dans l’espace depuis 28 ans et Chandra depuis 19 ans, et la mission des deux télescopes se prolonge depuis longtemps. Les experts essaient de les relancer.

La NASA a assuré que c’est une simple coïncidence que les deux télescopes se soient endormis à quelques jours l’un de l’autre. L’astrophysicien Jonathan McDowell a lancé sur Twitter que « Chandra a décidé qu’il avait lui aussi droit à une petite vacance, comme Hubble ».

Mis en orbite par les navettes spatiales dans les années 1990, Hubble et Chandra font partie du projet « Great Observatories » de la NASA. Les deux autres sont l’observatoire de rayons gamma Compton — qui a fait défaut et a été détruit — et le télescope spatial Spitzer, qui est toujours au travail. Chacun a été conçu pour observer le cosmos d’une manière différente.

La NASA, l’Agence spatiale canadienne et l’Agence spatiale européenne collaborent actuellement au développement du télescope spatial le plus sophistiqué jamais construit, le télescope James Webb. L’ASC fournit le détecteur de guidage de précision et l’imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente. Les deux appareils ont été conçus, construits et mis à l’essai pour l’ASC par la société COM DEV International à Ottawa et Cambridge, en Ontario, avec des contributions techniques de l’Université de Montréal et du Conseil national de recherches du Canada.

La mission du télescope James Webb sera notamment de détecter la lumière des premières étoiles et galaxies qui se sont formées après le Big Bang ; d’étudier comment les galaxies se forment et évoluent pendant des milliards d’années ; de percer les nuages de poussière où les étoiles et les systèmes planétaires prennent naissance ; et d’étudier l’atmosphère des exoplanètes à la recherche de signes de vie.

Son lancement a été retardé à de multiples reprises et est maintenant prévu pour 2021.