Retour sur Terre de trois astronautes de la Station spatiale internationale

Le vaisseau Soyouz MS-08 de Drew Feustel, Ricky Arnold (notre photo) et Oleg Artemiev a touché terre dans les steppes du Kazakhstan jeudi.
Photo: Bill Ingalls NASA / AFP Le vaisseau Soyouz MS-08 de Drew Feustel, Ricky Arnold (notre photo) et Oleg Artemiev a touché terre dans les steppes du Kazakhstan jeudi.

Deux astronautes américains et un cosmonaute russe sont revenus sur Terre jeudi, dans les steppes du Kazakhstan, après avoir passé presque six mois en orbite à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Le vaisseau Soyouz MS-08 de Drew Feustel, Ricky Arnold et Oleg Artemiev a touché terre près de la ville de Jezkazgan à 17 h 45 (7 h 45 à Montréal), a indiqué l’agence spatiale russe Roskosmos.

Tout sourire, Oleg Artemiev a été le premier à sortir du module Soyouz, se dépêchant d’avaler un énorme morceau de melon offert par les équipes de secours.

Les trois hommes avaient décollé du cosmodrome de Baïkonour le 21 mars dernier.

C’est le premier retour sur Terre d’un vaisseau Soyouz depuis la polémique ayant suivi la découverte d’un minuscule trou dans un autre vaisseau Soyouz, le MS-09, amarré à l’ISS, qui avait provoqué une dépressurisation de la station orbitale.

Le directeur de Roskosmos, Dmitri Rogozine, a écarté la piste du défaut de fabrication et évoqué publiquement l’hypothèse d’un sabotage, parlant d’un possible « acte prémédité » sur Terre ou dans l’espace. L’hypothèse a été démentie depuis par plusieurs responsables spatiaux russes.

Le quotidien Kommersant, citant un membre de la commission d’enquête créée par Roskosmos, avait assuré que l’hypothèse d’un acte délibéré effectué par un astronaute américain dans l’espace était « prioritaire ».

Drew Feustel avait jugé « embarrassantes » ces accusations et la NASA a refusé mercredi d’accréditer l’hypothèse d’un sabotage. Une sortie dans l’espace d’astronautes est prévue en novembre pour obtenir plus d’informations.

La Station spatiale internationale reste un des rares exemples de coopération entre la Russie et les États-Unis, d’autant que les fusées russes Soyouz sont les seules capables d’expédier des cosmonautes sur l’ISS depuis l’arrêt des navettes américaines.

Avant d’embarquer à bord du Soyouz, Drew Feustel a passé le commandement de la Station spatiale internationale à l’astronaute allemand Alexander Gerst, qui devient le second Européen à diriger la station.

Il n’y a plus désormais que trois scientifiques à bord de l’ISS : Alexander Gerst, l’Américaine Serena Aunon-Chancellor et le Russe Sergueï Prokopiev. Ils seront rejoints dans une semaine par Nick Hague, de la NASA, et Alexeï Ovtchinine, de Roskosmos, dont le décollage est prévu le 11 octobre.

La Station spatiale internationale vole depuis 1998 à 28 000 km/h, 400 kilomètres en orbite au-dessus de la planète.