La science en mouvement

Le 13e festival 24 heures de science se décline sur le thème du mouvement.
Illustration: Jacques Goldstyn Le 13e festival 24 heures de science se décline sur le thème du mouvement.

Le coup d’envoi du festival 24 heures de science est lancé ce matin, vendredi 11 mai. Plus de 500 activités de science et technologie sont offertes au grand public dans tout le Québec jusqu’à samedi soir.

Animations, ateliers, excursions, expérimentations, conférences, observations, explorations, bars des sciences, webinaires… Il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges et dans toutes les régions. Ce 13e festival 24 heures de science se décline sur le thème du mouvement.

La rotation des planètes, le saut des électrons, les migrations animales et humaines, la vibration des ondes sonores, les courses de voitures, l’envol de fusées, le fourmillement des insectes sont autant de sujets abordés dans les activités proposées.

Au Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier à Valcourt, en Estrie, les visiteurs pourront s’inspirer des mouvements et caractéristiques des animaux pour concevoir un nouveau véhicule. À Mont-Saint-Hilaire, un atelier fera découvrir l’impact du déplacement des glaciers sur le paysage, ainsi que les déplacements de populations dans les grandes périodes préhistoriques et historiques nord-américaines.

Comme par le passé, des randonnées ornithologiques sont prévues à Montréal, Québec, Rimouski et Rouyn-Noranda, et si le temps le permet en soirée, des télescopes seront installés à Mirabel, Laval, Québec, Rimouski, Saint-Jean-de-Matha et Chibougamau pour faire des observations astronomiques.

Au Centre de démonstration en sciences physiques de Québec, le son sera au coeur d’une conférence-démonstration pour découvrir ce qui rapproche un four à micro-ondes d’un instrument de musique.

Photo: Centre de la Nature du Mont Saint-Hilaire Plus de 500 activités pour tous les âges sont au programme du festival scientifique.

À Québec, le Laboratoire d’évaluation et d’analyse du mouvement du Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale de Québec ouvre ses portes au public, qui pourra voir comment les mouvements de l’humain sont étudiés en laboratoire.

À l’Aquarium du Québec, des ateliers permettront aux visiteurs de comprendre les mouvements océaniques. Au Cosmodôme de Laval, on permettra d’essayer les simulateurs d’entraînement des astronautes.

Un record sans précédent

« Plus de 500 activités sont proposées, un record sans précédent, souligne Perrine Poisson, coordonnatrice nationale du 24 heures de science. Cette année, de très nombreuses animations sont offertes dans les bibliothèques du Québec à l’intention des enfants. » Aux bibliothèques Langelier et Robert-Bourassa de Montréal, par exemple, on les invitera à construire de toutes pièces une voiture propulsée à l’air et à tester leur véhicule lors d’une course.

Beaucoup d’autres activités n’ont pas nécessairement de liens directs avec le thème du mouvement, mais n’en seront pas moins passionnantes. Le Laboratoire de simulation de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill invite le public à se glisser dans la peau d’un médecin qui tente de sauver un patient en pleine crise d’asthme, ou d’un chirurgien qui procède à une endoscopie lui permettant de voir à l’intérieur des organes grâce à un mannequin presque humain et à des simulateurs de pointe.

L’Université de Montréal offre une foire des sciences où étudiants et chercheurs cuisineront pour vous du caviar artificiel et extrairont l’ADN de fruits. L’Agence spatiale canadienne y tiendra un stand où l’on pourra en savoir plus sur la mission de l’astronaute David Saint-Jacques et le lancement de trois nouveaux satellites. À l’Institut des sciences mathématiques de l’UQAM, on vous apprendra des tours de magie.

Le Club de minéralogie, dont la collection exceptionnelle de minéraux, de fossiles paléontologiques, de microminéralogie et de pierres luminescentes est disposée dans un ancien presbytère de Rosemont, à Montréal, ouvre ses portes au grand public durant le festival et offre des démonstrations fort intéressantes d’art lapidaire, se réjouit Jacques Kirouac, président de Science pour tous, l’organisme qui organise le 24 heures de science.

Pour sa part, le Musée de paléontologie et de l’évolution de Montréal organise une sortie à La Prairie pour y chercher des fossiles dans une carrière de schiste argileux.

Faites marcher vos doigts

Si le temps n’est pas clément ou que vous n’avez pas la forme pour vous déplacer, vous n’aurez qu’à activer vos doigts sur un clavier pour accéder à des activités présentes uniquement en ligne, dont un jeu-questionnaire visant à tester vos connaissances sur les mouvements de nos muscles ou celui des astres et des migrations animales.

Aussi en ligne, une discussion avec le directeur du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, sur la page Facebook du webmagazine Baleines en direct, et deux webinaires, ou conférences interactives, sur l’exploration spatiale et la recherche de vie extraterrestre, l’un en français et l’autre en anglais, auxquels les écoles peuvent participer.

La grande majorité des activités est gratuite. « Quand il y a des frais, ils sont toujours précisés sur le site Web. Par exemple, les activités qui auront lieu dans les parcs de la SEPAQ sont gratuites, mais l’accès au parc est payant », indique Mme Poisson.

Un tout nouveau site Web met en valeur l’ensemble de cette programmation. Cette année, le 24 heures (et plus) de science s’insère dans le cadre du festival pancanadien l’Odyssée des sciences, qui a lieu du 11 au 20 mai.