Obama, interviewé par le prince Harry, met en garde contre les réseaux sociaux

Le 44e président des États-Unis confie également avoir quitté la Maison-Blanche avec, «globalement», un sentiment de «sérénité».
Photo: The Obama Foundation / Agence France-Presse Le 44e président des États-Unis confie également avoir quitté la Maison-Blanche avec, «globalement», un sentiment de «sérénité».

Londres — L’ancien président américain Barack Obama a mis en garde contre le risque de « balkanisation » de la société que fait planer selon lui une utilisation malavisée des réseaux sociaux, dans un entretien avec le prince Harry diffusé mercredi sur la BBC Radio 4.

« L’un des dangers d’Internet, c’est que les gens peuvent voir des réalités totalement différentes. Ils peuvent être bercés par des informations qui renforcent leurs parti pris », déclare M. Obama dans cette interview, sa première depuis son départ de la Maison-Blanche en janvier.

Quelques questions en rafale à Barack Obama
 


« La question qui se pose, c’est comment exploiter cette technologie de manière à permettre la pluralité des voix, la diversité des points de vue, tout en évitant une balkanisation de la société », poursuit-il, sans citer son successeur Donald Trump, très critiqué pour ses tweets intempestifs.

Le 44e président des États-Unis confie également avoir quitté la Maison-Blanche avec, « globalement », un sentiment de « sérénité », mais éprouver aussi de l’« inquiétude » quant à l’avenir du pays.

Ce qui a changé depuis la Maison-Blanche ? « Je me lève plus tard » avec « l’esprit libre », explique-t-il. « C’est un ravissement que d’avoir la possibilité d’être le maître de sa journée ».

« Quand je me lève, je peux prendre mes propres décisions, décider comment je veux utiliser mon temps ».

Difficile toutefois de ne pas regretter certains aspects de cette fonction à la fois « fascinante et gratifiante », souligne Barack Obama. « Mon équipe me manque, le travail lui-même me manque », dit-il dans l’entretien, réalisé en septembre à Toronto en marge des Invictus Games, une compétition sportive ouverte aux blessés et invalides de guerre et dont le prince Harry est à l’origine.

« Je n’ai pas fait beaucoup d’interviews mais c’était amusant » d’interroger Barack Obama, a expliqué de son côté Harry, qui épousera le 19 mai l’actrice américaine Meghan Markle.

Barack Obama, dont il dit se sentir proche, sera-t-il invité au mariage ? « Je ne sais pas », a-t-il répondu toujours sur la BBC. « Nous n’avons pas encore fait la liste des invités, alors qui sait qui sera invité ou pas ? Je ne voudrais pas gâcher la surprise ».

Selon le tabloïd Sun, la perspective de voir Barack Obama assister au mariage princier inquiète des responsables du gouvernement britannique qui craignent qu’une telle invitation ne soit vécue comme un affront par Donald Trump.


 
1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 28 décembre 2017 14 h 29

    Hé, oui,que le mal est aussi puissant que le bien

    Obama a tout a fait raison , il sait tres bien que les réseaux sociaux ont beauxoup agis dans l'élection de Donald Trump, que les réseaux sociaux ne sont pas tout blanc, il est bizarre que nous oublions souvent de penser que les humains sont autant fascinés par le mal que par le bien, que le mal est aussi puissant que le bien