Des chercheurs parviennent à transplanter du corail

Les chercheurs de l’Université australienne Southern Cross ont collecté fin 2016 de grandes quantités d’ovules et de sperme de coraux à Heron Island, au large de la côte orientale.
Photo: William West Archives Agence France-Presse Les chercheurs de l’Université australienne Southern Cross ont collecté fin 2016 de grandes quantités d’ovules et de sperme de coraux à Heron Island, au large de la côte orientale.

Sydney — Des scientifiques ont réussi à élever du corail de la Grande Barrière de corail en Australie et à le transplanter dans une autre zone de ce joyau du patrimoine mondial, un projet qui leur donne l’espoir de restaurer les écosystèmes endommagés à travers le monde.

Les chercheurs de l’université australienne Southern Cross, qui ont rendu publique leur étude dimanche, ont collecté fin 2016 de grandes quantités d’ovules et de sperme de coraux à Heron Island, au large de la côte orientale.

Ils ont produit des quantités massives de larves qu’ils ont ensuite transplantées dans des zones endommagées de la Grande Barrière, qui est menacée par le réchauffement climatique.

Huit mois plus tard, les scientifiques ont constaté que le corail juvénile avait survécu et grandi.

« La réussite de cette nouvelle recherche ne s’applique pas seulement à la Grande Barrière de corail, elle a potentiellement une pertinence internationale », a déclaré Peter Harrison, directeur des recherches.

« Elle montre qu’on peut restaurer et réparer des populations coralliennes endommagées, dans des endroits où la production naturelle de larves a été compromise. »

Cette technique est différente de la méthode utilisée actuellement dite du « jardinage corallien » qui consiste à casser des branches de corail sain pour les réimplanter sur des récifs, dans l’espoir qu’elles repousseront, ou de l’élevage de corail dans des pépinières, souligne M. Harrison.

La méthode avait été testée auparavant avec succès aux Philippines sur un récif fortement endommagé par la pêche à la dynamite.

1 commentaire
  • Georges Normand - Abonné 28 novembre 2017 08 h 03

    Une goutte d'eau dans la mer

    Surtout une goutte d'espoir !