Étude suédoise - Le scanner serait nocif pour certains enfants

Toronto - Le tomodensitomètre (scanner) pourrait être nocif pour les enfants ayant subi des blessures mineures à la tête, selon une nouvelle étude faisant état des effets affaiblissants produits par les radiations, même celles de faible intensité.

Des chercheurs de l'institut Karolinska, en Suède, ont procédé à une nouvelle analyse de données relatives à plus de 2000 enfants ayant été aux prises avec un simple angiome, malformation vasculaire communément appelée tache de vin et ayant été traités au moyen de radiations, entre 1930 et 1959.

Différences significatives

Lorsque les garçons sont entrés dans l'armée suédoise afin d'y faire leur service militaire, à l'âge de 18 ou 19 ans, des différences significatives au niveau des capacités d'apprentissage et du raisonnement logique ont été constatées, comparativement à ceux n'ayant pas été en contact avec les radiations.

Une différence a également été observée au chapitre des inscriptions à l'école secondaire. Tandis que 32 % des garçons n'ayant pas été traités au moyen de radiations au niveau du cerveau entraient dans un établissement scolaire de niveau secondaire, seulement 17 % de ceux ayant été soumis à de telles radiations y étaient admis.

De plus près

Il y a fort à parier que cette étude incite les spécialistes de la santé au Canada et ailleurs dans le monde à se pencher de plus près sur les méthodes utilisées afin de diagnostiquer les blessures chez les jeunes enfants.

«À l'époque, on traitait un certain nombre de choses — les amygdalites, par exemple — de cette façon. Depuis, on a réalisé les dangers posés par les radiations», a affirmé Per Hall, épidémiologiste à l'Institut Karolinska et principal auteur de l'étude.