L'UQAR reçoit le congrès les bras ouverts

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Le congrès mettra à l’avant-scène des enjeux qui sont propres à la région de Rimouski. En effet, il sera question de l’avenir de la cathédrale de Rimouski, des hydrocarbures, du fleuve, des services de santé en région ou encore des enjeux de la pauvreté en milieu rural.
Photo: Courtoisie UQAR Le congrès mettra à l’avant-scène des enjeux qui sont propres à la région de Rimouski. En effet, il sera question de l’avenir de la cathédrale de Rimouski, des hydrocarbures, du fleuve, des services de santé en région ou encore des enjeux de la pauvreté en milieu rural.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’UQAR est l’université hôte du 83e Congrès de l’Acfas, et ce n’est pas sans fierté qu’elle assume ce rôle, fait valoir son recteur, Jean-Pierre Ouellet. Conversation.

« Ce n’est pas rien de recevoir un congrès d’une telle envergure. C’est le 83e congrès. C’est une tradition qui fait rayonner la science au sens large, mais aussi la science francophone, note d’entrée de jeu le recteur. C’est une source de fierté que de le recevoir. Ce sera pour nous une façon de mettre en évidence le dynamisme qui existe au sein de notre établissement. Ce sera une occasion pour nos professeurs, nos étudiants et notre personnel de soutien d’exposer leur point de vue et d’échanger à travers les présentations. On parle ici de réseautage et de rayonnement pour notre université. »

S’impliquer à plein

Le fait d’accueillir des milliers de gens et de mobiliser une collectivité afin d’en faire une réussite sur toute la ligne, c’est un enjeu important au regard d’une maison d’enseignement de la taille de l’UQAR, tient aussi à dire Jean-Pierre Ouellet. « Il est question de plus de 3500 personnes. C’est beaucoup. Mais on constate qu’il y a une forte mobilisation pour organiser l’événement », ajoute le recteur. Pour appuyer son constat, il décline des chiffres qui ne sont pas sans intérêt. « Aux dernières nouvelles, on compte 2444 communications, dont 297 qui seront faites par des personnes de l’UQAR. Et parmi ces 297, il y a 189 personnes différentes qui en feront sur les quelque 200 professeurs que nous avons à l’UQAR. Cela démontre une mobilisation très forte de la part de notre communauté pour assurer la qualité et le succès de cet événement. »

Et pour s’assurer qu’on a bien compris son message, Jean-Pierre Ouellet a apporté une autre précision. « Pour illustrer encore mon point de vue, le congrès comptera 135 colloques, dont 40 sont issus des professeurs de l’UQAR. Et si je ne m’abuse, c’est une première qu’il y ait une si forte participation à l’organisation d’un colloque comme celui-ci. »

L’UQAR, une source d’inspiration

On aura donc compris que ce congrès, qui a pour thème« Sortir des sentiers battus »,sera fortement teinté par l’université hôte. « Effectivement, concède le recteur. Et c’est une bonne nouvelle ! Par ailleurs, ce congrès va mettre à l’avant-scène des enjeux qui sont propres à notre région », dit-il. En effet, il sera question de l’avenir de la cathédrale de Rimouski, des hydrocarbures, du fleuve, des services de santé en région ou encore des enjeux de la pauvreté en milieu rural. Le recteur Ouellet rappelle par ailleurs à quel point son université joue un rôle de premier plan au sein de sa collectivité. « Nous sommes une source d’inspiration pour le milieu que l’on dessert. Nous sommes un acteur sur le plan du développement régional. »

Un large territoire à couvrir

Justement, l’UQAR, c’est quoi au juste ? Jean-Pierre Ouellet y va d’abord avec des chiffres : ce sont deux campus, l’un situé à Rimouski et l’autre à Lévis. Ce sont 7200 étudiants et quelque 200 professeurs. C’est une université qui dessert par ailleurs un très grand territoire, soit Chaudière-Appalaches, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les îles de la Madeleine, voire la Haute-Côte-Nord. L’UQAR, c’est aussi des axes d’excellence en recherche dans des domaines aussi variés que le développement régional, la nordicité et les sciences de la mer.

L’UQAR, c’est quoi également, M. Ouellet ? « C’est une présence sur le territoire, dans nos milieux de dispensation. C’est-à-dire ? Je vous en donne un exemple. Tenez, prenons les sciences infirmières. On s’est aperçu qu’il y avait un manque sur le plan de la formation pour les infirmières. En région, il y a beaucoup d’infirmières qui détiennent une technique, mais peu d’entre elles détiennent une formation universitaire. Donc, présentement, nous sommes déployés de façon importante en offrant [le programme] des sciences infirmières à Lévis, à La Pocatière, à Rivière-du-Loup, à Rimouski, à Matane, à Sainte-Anne-des-Monts, à Gaspé, dans la baie des Chaleurs et à Baie-Comeau. »

Question d’argent

Cette présence marquée dans les régions rurales, c’est ce que Jean-Pierre Ouellet qualifie « d’imbrication dans les milieux qu’on dessert. Cela se traduit certes par de la formation, mais aussi par la recherche. Nous sommes donc une université qui est proche de ses milieux, mais selon moi, on pourrait en faire davantage. Je le souhaite grandement. Mais quelque part, nous sommes limités par les ressources [financières] qui sont à notre disposition ». À propos de pièces sonnantes et trébuchantes, M. Ouellet fait valoir que son établissement mène présentement une campagne de financement.

« Évidemment, il est difficile pour nous de solliciter des partenaires à l’extérieur. On n’est pas dans un environnement qui est très fortuné, il n’y a pas beaucoup de grandes entreprises ici. Mais dans un premier temps, nous avons ciblé une campagne de financement à l’interne et nous avons recueilli trois millions de dollars. Ce sont nos employés, nos professeurs qui donnent de l’argent, à partir de leur salaire. J’aimerais noter aussi que le taux de participation est de 70 % chez notre personnel dans le cadre de cette campagne, c’est une participation exceptionnelle ! »