Environnement Canada veut centraliser la collecte de données

Environnement Canada procède à une réorganisation de la collecte des données météorologiques, dans le but de répondre à la demande croissante d’information de la population. C’est ce qu’ont expliqué dimanche soir des représentants du service, lors de la Conférence scientifique publique mondiale sur la météorologie (WWOSC) à Montréal.

 

« Nous voulons augmenter notre capacité de mesure pour récolter plus de données, mais sans créer de doublons », a expliqué Grace Koshida, spécialiste des sciences physiques à Environnement Canada.

 

L’organisation n’en est qu’à sa première année sur dix de développement du projet. « La première étape est de répertorier quels systèmes de mesure existent dans chaque province pour ensuite voir si nous pouvons créer un réseau central national auquel auraient accès tous les utilisateurs canadiens », précise-t-elle.

 

Environnement Canada espère simplifier l’accès aux données météorologiques. « En rassemblant toutes ces données, les Canadiens pourront y avoir accès à un seul et même endroit », indique Jamie Smith, conseiller principal chez Environnement Canada.

 

Cette mise en commun des données météorologiques canadiennes permettra aussi à Environnement Canada d’améliorer ses services sans que cela engendre trop de coûts. « Le gouvernement fédéral n’aura pas à investir pour des systèmes qui existent déjà », indique M. Smith.

 

Le gouvernement canadien a investi près de 79 millions de dollars afin de renforcer l’infrastructure de surveillance météorologique en 2012, et il « est résolu à verser un montant supplémentaire en vue d’améliorer davantage les renseignements et les services météorologiques », indique le porte-parole d’Environnement Canada Mark Johnson.

 

Uniformiser les systèmes

 

Les coordonnateurs du projet font toutefois face à un grand défi : les systèmes de mesures sont très différents d’une province à une autre.

 

« Nous négocions actuellement avec quelques provinces pour s’ingérer dans leurs systèmes de mesure de données météorologies dans le but de les rendre compatibles aux systèmes d’Environnement Canada. Nous verrons ainsi s’il faut ajouter de nouvelles technologies à leurs systèmes », explique Mme Koshida.

 

Jamie Smith précise toutefois que si certaines provinces ne veulent pas de cette ingérence, elles seront libres de la refuser. Certains participants à la présentation d’Environnement Canada se sont plaints du manque de place laissé aux entreprises privées dans ce projet.

 

La WWOSC est la première conférence publique mondiale sur la météorologie. Elle rassemble du 16 au 21 août 2014 l’ensemble des scientifiques et des utilisateurs de ce domaine au Palais des congrès de Montréal.