Montréal pourrait devenir la plaque tournante des recherches sur le climat

Montréal pourrait bien héberger le secrétariat de Future Earth, une organisation internationale mise sur pied en 2011 dans le but de coordonner les recherches menées à travers le monde sur les changements climatiques et dont la mission vise à trouver des solutions en matière de développement durable aux multiples défis que devront relever nos sociétés.

 

En attendant de lui choisir un lieu permanent, le secrétariat de Future Earth a été temporairement installé dans les locaux parisiens du Conseil international pour la science, qui a lancé un appel aux différents pays membres qui souhaiteraient accueillir le siège de l’organisation. Montréal International, en collaboration avec le Fonds de recherche du Québec (FRQ) et toutes les universités montréalaises, a posé la candidature de Montréal.

 

Un atout pour la collaboration

 

Une fois la lettre d’intention acceptée, le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, s’est rendu à Paris en novembre dernier, en compagnie de quelques chercheurs, pour défendre la candidature de Montréal qui compétitionne avec d’autres grandes villes, comme Paris, Stockholm, Tokyo et Washington. « Les chercheurs de Montréal ont proposé un secrétariat plus distribué que centralisé, une idée qui a été bien accueillie. Nous saurons au cours de l’été si notre proposition a été retenue », a expliqué M. Quirion en marge de la conférence qu’il donnait jeudi à l’invitation du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

 

Selon M. Quirion, Montréal a de très bonnes chances d’être choisie. « La présence de ce secrétariat à Montréal permettrait de mieux positionner les équipes de recherche québécoises », a-t-il dit.

 

Au cours de son allocution, M. Quirion a insisté sur l’importance que nos chercheurs collaborent avec des collègues d’autres pays. Depuis quelques mois, il a participé à diverses missions à l’étranger dans le but de créer des ponts qui faciliteraient les collaborations internationales. Ses démarches ont déjà porté leurs fruits puisqu’en juin dernier, il a signé au Mexique « plusieurs ententes de collaboration interuniversitaire et d’échanges d’étudiants ».

 

Son séjour en France d’octobre dernier a aussi abouti à diverses ententes avec notamment l’Agence nationale de la recherche (ANR) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). « Le Fonds Nature et technologies du FRQ a conclu un partenariat avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique [INRIA] qui permettra la réalisation de cinq projets financés conjointement et menés par des chercheurs français et québécois », a-t-il indiqué.

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