Le successeur superpuissant du télescope Hubble devrait être lancé en 2018

Hubble est capable de remonter jusqu’à 600 à 500 millions d’années-lumière après le « Big bang ». Le JWST, qui pourra capter six fois plus de lumière qu’Hubble, pourra remonter quasiment jusqu’à la naissance de l’univers. Ci-dessus, deux galaxies entrelacées captées par Hubble en 2013.
Photo: Agence France-Presse (photo) Hubble Hubble est capable de remonter jusqu’à 600 à 500 millions d’années-lumière après le « Big bang ». Le JWST, qui pourra capter six fois plus de lumière qu’Hubble, pourra remonter quasiment jusqu’à la naissance de l’univers. Ci-dessus, deux galaxies entrelacées captées par Hubble en 2013.

Washington — Le lancement du télescope spatial américain James Webb, successeur de Hubble et plus puissant observatoire de l’univers jamais déployé dans l’espace, est toujours prévu en 2018, a indiqué lundi le patron de l’agence spatiale américaine (NASA), Charles Bolden.

 

« Nous sommes en bonne voie pour un lancement en 2018 » comme prévu, a-t-il affirmé lors d’une présentation à la presse de l’état d’avancement de ce projet de près de neuf milliards de dollars.

 

Les quatre instruments sont finis d’être construits et les dix-huit segments hexagonaux du miroir ont été livrés, a précisé M. Bolden.

 

James Webb (JWST) sera le télescope le plus puissant jamais construit, avec une sensibilité cent fois plus grande que Hubble, lancé en 1990 et qui avait révolutionné l’astronomie.

 

Mais le JWST a connu des problèmes de gestion les premières années, dénoncés par l’inspecteur général de la NASA en 2011. Le télescope a donc subi d’importants retards — il devait être lancé en 2013 — et un fort dépassement de coût, initialement estimé à 3,5 milliards de dollars.

 

Le JWST avait aussi subi un revers au Congrès, où une commission de la Chambre des représentants avait voté un budget pour la NASA qui ne prévoyait aucun fonds pour le télescope. Mais le Congrès avait finalement maintenu le budget adopté en 2010 pour l’achever et le déployer, après que la NASA eut présenté un plan de reprise en main du projet.

 

Le JWST explorera tous les champs de l’astronomie et toutes les périodes de l’histoire de l’univers, du Big Bang à la formation de galaxies et de systèmes stellaires dans la Voie lactée, qui comptent des planètes capables d’abriter la vie.

 

Aux confins de l’univers

 

Il sera notamment capable d’étudier l’atmosphère des exoplanètes, situées hors de notre système solaire, « ce qui était encore inconcevable il y a dix ans », a souligné M. Bolden.

 

Ce sera aussi le plus grand télescope jamais déployé dans l’espace, avec un miroir principal d’un diamètre total de 6,5 mètres, près de trois fois celui de Hubble. Il sera mis en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre, soit bien plus loin qu’Hubble (600  km), et devrait fonctionner pendant dix ans.

 

Hubble est capable, depuis sa modernisation en 2009, de remonter jusqu’à 600 à 500 millions d’années-lumière après le « Big bang ». Le JWST, qui pourra capter six fois plus de lumière qu’Hubble, pourra remonter presque jusqu’à la naissance de l’univers.

 

Le télescope, qui recourt à dix nouvelles technologies, sera doté de quatre instruments scientifiques d’une précision extrême, dont une caméra infrarouge et un spectromètre maintenu à une température très basse pour assurer un fonctionnement optimal.

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