Trop peu d’efforts des entreprises

Les entreprises canadiennes devraient faire de plus grands efforts : investir davantage dans les technologies de l’information.
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Le Canada a encore du chemin à faire pour se classer parmi les leaders mondiaux de la science et de la technologie, selon le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation, qui a publié mardi son 3e rapport sur le sujet depuis 2008.

Notamment, les entreprises canadiennes devraient faire de plus grands efforts : investir davantage dans les technologies de l’information, miser sur la recherche et le développement et engager des titulaires de doctorat, propose le conseil. Le rendement des entreprises « est décevant », écrit le conseil. Le Canada ne devrait pas « se satisfaire du statu quo ni de progrès graduels », selon les auteurs du rapport État des lieux en 2012.

Les dépenses en recherche et développement des entreprises canadiennes « ont diminué de façon presque constante dans les dernières années », selon le rapport, ce qui classe le Canada en milieu de peloton des pays membres de l’OCDE.

Pourquoi ne pas intégrer davantage de doctorants dans les industries, moyennant une subvention de quelques années, propose Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, qui siège au comité. « Une de nos suggestions est de former plus de doctorants en sciences et en génie. Mais il faut aussi que l’industrie en tire parti, explique-t-elle. Les incitatifs actuels ne semblent pas fonctionner. »

Selon Mme Munroe-Blum, les autres pays investissent beaucoup plus vigoureusement que le Canada pour se placer dans l’économie du savoir.

La recherche universitaire

La recherche universitaire aussi perd du terrain, passant du 3e rang mondial en 2006 au 9e en 2011 en matière d’investissements exprimés en pourcentage du PIB.

Malgré tout, les scientifiques canadiens sont à l’origine de 4,4 % des publications scientifiques mondiales.

Les 18 membres du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation, mis sur pied en 2007, ont pour mandat de conseiller le gouvernement fédéral.

Contrairement à certaines critiques entendues après l’annonce récente du changement d’orientation du Conseil national de recherches du Canada, qui devra miser sur la recherche appliquée et les partenariats avec l’industrie, la décision est vue d’un bon oeil par les auteurs du rapport. « Mais il faut augmenter le financement direct pour appuyer l’innovation des entreprises », écrivent les auteurs du rapport.

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