Clonage, le débat sur le projet de loi est retardé

Ottawa — Un groupe de députés a réussi à retarder un important projet de loi gouvernemental qui vise à interdire le clonage humain, tout en permettant l'utilisation d'embryons dans la recherche sur les cellules souches.

Le leader libéral aux Communes, Don Boudria, a inopinément retiré le projet de loi sur la procréation assistée, hier, après seulement deux heures de débat en troisième lecture.

Le libéral Paul Szabo, un simple député qui pilote l'opposition à la législation, a estimé que ses collègues ont été surpris du nombre de députés qui ont pris la parole sur le projet de loi. Douze d'entre eux l'ont fait — presque tous pour s'y opposer.

Le projet de loi interdirait le clonage humain, le commerce du sperme et des ovules humains, les contrats de mère porteuse, et créerait une agence chargée de réglementer les cliniques de fertilité.

Ces dispositions suscitent peu d'opposition, mais ce n'est pas le cas pour la clause qui permettrait les recherches à partir des embryons inutilisés, à la suite de traitements de la stérilité.

Un porte-parole de M. Boudria a indiqué que le projet de loi demeure une priorité du gouvernement, mais qu'il ne sera pas débattu avant jeudi.

Cependant, certains députés croient que le gouvernement aura du mal à le faire voter en troisième lecture — dernière étape avant son adoption — même si les néo-démocrates ont décidé de l'appuyer.

La plupart des députés qui contestent le projet de loi sont opposés à la recherche sur les embryons pour des raisons religieuses.