Compressions budgétaires - Un millier de scientifiques dans les rues d'Ottawa

Les scientifiques en sarrau et des «femmes endeuillées vêtues de noir» ont marché au son de musiques funèbres, scandant «pas de preuve, pas de science, pas de vérité, pas de démocratie».
Photo: La Presse canadienne (photo) Fred Chartrand Les scientifiques en sarrau et des «femmes endeuillées vêtues de noir» ont marché au son de musiques funèbres, scandant «pas de preuve, pas de science, pas de vérité, pas de démocratie».

Ottawa – Plus de 1000 scientifiques en sarrau blanc ont défilé en cortège funèbre ce midi pour dénoncer la «mort de la preuve scientifique», exécutée selon eux par le gouvernement conservateur.

Par cette manifestation, ils dénonçaient les compressions budgétaires qui ont entraîné la fin de plusieurs programmes de recherche et des centres, comme celui des lacs expérimentaux. Ils ont aussi protesté contre le bâillon imposé aux scientifiques à l'emploi du gouvernement qui les empêche de s'exprimer librement sur la place publique.

Les scientifiques en sarrau et des «femmes endeuillées vêtues de noir» ont marché au son de musiques funèbres, scandant «pas de preuve, pas de science, pas de vérité, pas de démocratie».

Les «oraisons funèbres» ont été prononcées dans les marches faisant face au Parlement. Plusieurs scientifiques ont pris la parole, faisant valoir que la preuve scientifique joue un rôle clé dans la prise de décision par les dirigeants canadiens, mais qu'elle a été réduite au silence.

L'organisation déplore entre autres les compressions dans les programmes de recherche d'Environnement Canada, de Pêches et Océans Canada, du Conseil national de recherches Canada et de Statistique Canada.

Pour Scott Findlay, ancien directeur de l'Institut de l'Environnement de l'Université d'Ottawa, la mort de la preuve est une cause de deuil national. Il soutient que le public n'entend et ne voit que l'information qui appuie la politique du gouvernement fédéral ou son idéologie, y voyant une forme de propagande.
5 commentaires
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 10 juillet 2012 18 h 54

    Plus de $$$$


    Harper aura plus d'argent pour les guerres, pour l'achat d'avions de guerre, pour la construction de prisons pour y mettre les jeunes délinquents.

    Ah oui! j'oubliais; il aura plus d'argent pour promouvoir la monarchie et pour subventionner les compagnies de sables bitumineux.

    Qui a voté pour cela ?

    Vivement le Québec souverain !

  • Éric Turenne - Inscrit 10 juillet 2012 19 h 28

    Darkness

    L'entêtement des conservateurs est nuisible à notre évolution colectifs.

  • Jean-Claude Archetto - Inscrit 10 juillet 2012 22 h 04

    Du véritable W.Bush

    Après :
    - l'orgie de dépenses militaires , la recherche de participation à toutes les guerres américaines,

    - les coupures d'impôts aux grandes entreprises , l'ouverture des portes de l'évitement fiscal pour les plus riches,

    -la négation du réchauffement climatique, le reniement du protocole de Kyoto et les coupures aux organismes environnementaux,

    -l'abolition du registre des armes à feu et la libéralisation de la vente d'armes au pays

    Harper s'attaque maintenant aux scientifiques.

    Ce sont toutes des mesures calquées sur celles du gouvernement républicain de W.Bush, le gouvernement qui a mis les États-Unis dans le trou où ils se trouvent aujourd'hui.

    C'est maintenant aux Québécois de se réveiller et de prendre en main leur destinée en laissant les "Canadians" patauger dans la mouise avec ce gouvernement qu'ils ont élus.

  • Marcel Allard - Inscrit 10 juillet 2012 22 h 42

    UN JOUR!

    UN JOUR, JUSTICE ÉCLATERA! ON NE PEUT PAS VIVRE INDÉFINIMENT CES SITUATIONS ABERRANTES QUE NOUS SUBISSONS À TOUS LES NIVEAUX : ABUS, CORRUPTION, PROFILAGE, BRUTALITÉ POLICIÈRE, DÉTOURNEMENT DE FONDS, LOIS AVILISSANTES,ETC. LE PEUPLE DOIT RÉAGIR! VITE LE BÂTON DU PÈLERIN!

  • Francisco Gendronneau Mayeru - Inscrit 10 juillet 2012 22 h 43

    Nous sommes mortels

    Pour prouver une bienfaisance, un mauvais enseignant qui gruge le silence de l'autre semblera toujours malfaisant alors qu'en réalité il n'est que mourant. Mais cette mort n'est pas dûe à un manque de bienfaisance, selon moi, mais plutôt à l'incompétence de la mort du bienfaisant, qui, aujourd'hui, croit que c'est pour soi que l'on aime. Le problème de la démocratie, c'est qu'en croyant tout réunir, on croit que l'autre n'existe plus. En donnant nos problèmes aux gouvernements, on donne notre amour à des gens qui n'ont pas la compétence "d'être autre", alors qu'il n'y a que cet autre qui aura la capacité de vivre. Le problème de l'humanité, c'est qu'en croyant tout partager, il ne partage plus la vie, alors que nous sommes mortels.