La Chine fait le pari du monorail

Pour diminuer la congestion urbaine croissante à Beijing, la Chine a choisi de construire un monorail suspendu, qui pourra se superposer facilement aux infrastructures routières existantes.<br />
Photo: Agence Reuters Claro Cortes IV Pour diminuer la congestion urbaine croissante à Beijing, la Chine a choisi de construire un monorail suspendu, qui pourra se superposer facilement aux infrastructures routières existantes.

Alors que le Québec se demande s'il doit investir dans la mise au point d'un système à moteur-roues en lieu et place d'un TGV, la Chine a décidé de son côté de faire le pari d'équiper plusieurs de ses villes et même de relier certaines d'entre elles sur de courtes distances avec des monorails suspendus.

C'est lundi dernier que les travaux du premier monorail suspendu ont débuté dans Beijing. Ils seront suivis de plusieurs autres projets dans des villes de plus petite taille, en raison des coûts de construction moins élevés et de la possibilité de faire fonctionner ces monorails de façon totalement automatique.

Ces deux arguments ont été utilisés la semaine dernière par les autorités chinoises pour justifier le choix de cette technologie comme remède à la congestion urbaine croissante en Chine. La construction d'un monorail, ont précisé les responsables d'Air Train International, la société qui a introduit cette technologie en Chine, est nettement moins chère que la percée et l'exploitation d'un métro, et cet équipement collectif peut se superposer facilement aux infrastructures routières urbaines puisque les piliers occupent un minimum de place.

Le H-Ban, qui a été retenu pour Beijing, est produit par la multinationale allemande Siemens. Un modèle similaire est en activité depuis 1984 à l'Université de Dortmund et à l'aéroport international de Düsseldorf. Néanmoins, Siemens n'a pas fait une promotion active de cette technologie dans la dernière décennie. Les groupes de quatre cabines, dont le fonctionnement est entièrement automatisé, peuvent transporter 75 personnes chacune à une vitesse plutôt lente d'environ 50 km/h grâce à un groupe de quatre moteurs linéaires, qui font en sorte que le train file en lévitation au-dessus de son rail.

Le projet québécois de TrensQuébec serait différent et plus simple puisqu'il utiliserait des moteurs-roues scellés, ayant une capacité de traction particulièrement utile dans les pentes. Mais, pour l'instant, aucun groupe financier ou d'entreprises d'ici n'a manifesté la moindre intention d'appuyer les promoteurs de cette nouvelle filière au Québec, une autre invention qui risque de demeurer lettre morte comme ce fut le cas de la voiture à moteurs-roues, laissant la voie libre à de plus audacieux entrepreneurs ailleurs dans le monde.

Il existe plusieurs monorails fonctionnels en Amérique et en Europe. En Amérique du Nord, un des plus connus est celui qui dessert la ville de Detroit. En Europe, celui de Copenhague, qui est totalement automatisé, dessert l'agglomération urbaine pratiquement d'une extrémité à l'autre. Les passagers attendent ce métro aérien dans des abris chauffés. Quand le monorail arrive, les portes de la gare et celle du train, de forme et de taille identiques, s'ouvrent en même temps, de sorte que tout le monde est protégé des intempéries, même en hiver.
3 commentaires
  • - Abonnée 7 mars 2011 07 h 38

    Je souhaite que la cie québécoise trouve une façon de se faire entendre chez nous d'abord et a ailleurs ensuite!

    J'ai vu le projet de ce mode de transport entre Québec et Montréal. Ça m'apparaît fort intéressant, moins coûteux et il me semble beaucoup plus esthétique que tous les autres projets!
    J'espère de tout coeur que ces "novateurs" réussiront une percée significative bientôt!
    L.C.

  • Patrick Lavallée - Inscrit 7 mars 2011 08 h 00

    Il nous faut donner vie au Trens-Québec

    Toute l'information disponible se trouve sur ce site :

    http://trensquebec.qc.ca/

    Quel parti politique saura nous mobiliser pour cet audacieux et formidable projet ?

  • Pierre-Luc Auclair - Inscrit 10 mars 2011 20 h 59

    Faute...

    Aux intéressés, ce n'est pas H-Ban mais bien H-Bahn.