Les scientifiques veulent une plus grande surveillance des océans

Halifax, N.-É. — La communauté scientifique presse les gouvernements d'investir des milliards de dollars dans la mise en place d'un ensemble d'appareils de haute technologie pour surveiller les signes vitaux des océans, et qui servirait à avertir les autorités de la venue des désastres environnementaux.

Les chercheurs se réuniront cette semaine à Pékin pour demander qu'un tel système soit développé. Il permettrait par exemple de recenser la salinité, la température et les anomalies des océans. On pourrait ainsi alerter les pays de toute catastrophe possible, des séismes aux tsunamis, en passant par les sécheresses.

Trevor Platt, professeur et biologiste marin de l'Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, a indiqué que le coût d'un tel projet serait d'environ 15 milliards. Il estime que les États tardent à investir une telle somme en raison des possibles pertes économiques futures. Le scientifique a ajouté, avant le début de la conférence mercredi, que sans l'information appropriée, la communauté internationale est impuissante et ne peut se préparer aux possibles catastrophes. Selon lui, la meilleure arme demeure la mise en place d'un système de surveillance des océans.

M. Platt, également biologiste marin au sein de l'organisation Partnership for Observation of the Global Oceans, a admis qu'un tel projet était lié à des coûts élevés, surtout dans le contexte actuel d'austérité économique. Il a cependant souligné que ce système aurait été des plus utiles dans la prévention d'incidents comme les récentes inondations au Pakistan, qui ont tué au moins 1500 personnes, touché 20 millions d'autres et entraîné des coûts de 9,5 milliards.

D'ici 2015


Des scientifiques de 38 institutions océanographiques de 21 pays ont déclaré qu'ils souhaitaient que ce système soit mis en place d'ici 2015. Une base de données permettrait de récolter davantage d'informations liées aux changements climatiques. Selon M. Platt, cela inclurait les changements physiques et chimiques, citant les récentes vagues de chaleur en Europe, les sécheresses aux États-Unis ou encore les feux de forêts en Russie, qui sont tous liés aux océans.

Environ un milliard serait présentement investi chaque année dans la surveillance d'une fraction seulement des écosystèmes marins.

Les scientifiques soutiennent que les gouvernements doivent investir des sommes importantes dans la recherche marine puisque les océans sont 30 % plus acides aujourd'hui qu'en 1800, et que cette augmentation a surtout été observée dans les cinquante dernières années.
1 commentaire
  • Luc Bourron - Inscrit 9 novembre 2010 20 h 48

    Gulf stream

    Si la chaleur globale continue d'augmenter, nous verrons la calotte groenlandaise se désagréger dans l'Atlantique. Dans le pire des cas, cela va influencer le courant chaud du Gulf stream qui remonte de la Floride jusqu'aux pays scandinaves.
    De plus, l'Europe pourrait connaitre un climat plus froid et semlable à celui du Québec. Alors, les Nord-Américains n'iront donc plus se reposer au doux climat méditerranéen de Marseillle.
    Toutefois, il ne faut pas être si pessimiste, certains colons danois pourront revendiquer des terrains au Groenland et recommencer à cultiver comme au temps des vickings.
    Si la majorité des scientifiques ont raisons, nous allons vers la sixième extinction de masse.
    Si cette majorité se trompe et que le réchauffement n'est qu'un soubresault dans le cycle géologique, peut-être pouvons-nous encore espérer pour les humains.

    Mettez cela sous forme de conte et vous pouvez rajouter ça dans les recueils célèbres de littérature. Cependant, n'allez pas croire que vous endormirez vos enfants avec cela.