Tout sur Toutankhamon

En 2005, la momie a été extraite de son sarcophage. Elle est maintenant installée dans une vitrine en plastique transparent. À l’intérieur du cercueil, température et hygrométrie sont parfaitement contrôlées.
Photo: Agence France-Presse (photo) Cris Bouroncle En 2005, la momie a été extraite de son sarcophage. Elle est maintenant installée dans une vitrine en plastique transparent. À l’intérieur du cercueil, température et hygrométrie sont parfaitement contrôlées.

Des analyses d'ADN prélevé sur les momies de Toutankhamon et d'autres membres de la famille royale nous révèlent que le jeune pharaon est issu d'un inceste et qu'il a été emporté par une forme grave de paludisme en raison de sa santé déjà fragilisée par une maladie osseuse et une mauvaise fracture.

Les hypothèses sont nombreuses au sujet de la mort de Toutankhamon et de l'identité de ses parents. Mais voilà que de nouvelles données obtenues par les récentes méthodes scientifiques d'investigation permettront de clore les débats. Il apparaît désormais évident que le jeune et illustre pharaon d'Égypte serait décédé lors d'une crise de paludisme étant donné qu'il était grandement affaibli par d'importantes anomalies osseuses, dont une grave fracture du fémur, affirment les auteurs d'un article mis en ligne hier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Pharaon de la XVIIIe dynastie du Nouvel Empire, Toutankhamon mourut durant la neuvième année de son règne, à l'âge de 19 ans, il y a plus de 3000 ans, vers 1324 avant notre ère. La découverte de sa tombe par Howard Carter en 1922 dans la vallée des Rois a permis d'en savoir plus sur sa vie, mais le fait qu'il soit mort si jeune sans laisser d'héritiers a alimenté les conjectures sur les possibles pathologies héréditaires dont il était affligé et qui auraient pu entraîner sa mort prématurée.

Une équipe d'archéologues et de généticiens égyptiens et allemands ont étudié, à l'aide des nouveaux outils de la science, 16 momies, dont 11, y compris celle de Toutankhamon, étaient vraisemblablement des membres de la famille royale. L'analyse de l'ADN tiré de biopsies osseuses effectuées sur les momies a permis d'établir clairement les liens de parenté entre les différentes momies. Ainsi, les deux foetus momifiés qui avaient été retrouvés aux côtés du jeune pharaon dans sa somptueuse tombe s'avèrent effectivement être ses deux enfants morts-nés.

Les chercheurs ont également confirmé que Toutankhamon était issu d'une union incestueuse entre le pharaon Akhenaton et l'une de ses propres soeurs. La sublime Néfertiti, première épouse d'Akhenaton, n'était donc pas sa mère, comme plusieurs le prétendaient. «Ces unions entre frère et soeur étaient courantes dans les familles royales égyptiennes, car les pharaons se considéraient non seulement comme des rois, mais comme des divinités», rappelle le Dr Howard Markell, historien de la médecine à l'Université du Michigan à Ann Arbor, avant de souligner que «ces unions entre aussi proches parents expliquent le grand nombre de maladies génétiques au sein de ces familles pharaoniques».

En l'occurrence, les chercheurs ont découvert que Toutankhamon souffrait d'une affection génétique des os, la maladie de Freiberg-Kohler, qui avait entraîné la nécrose d'un os de son pied gauche et, par ricochet, une déformation de son pied droit. Qui plus est, «on croit qu'il a pu tomber et se fracturer le fémur. Une telle fracture est très grave et doit être traitée de toute urgence, car elle peut entraîner la mort par hémorragie ou par infection», précise le Dr Markel.

Déjà grandement affaibli par toutes ces pathologies, Toutankhamon était également atteint de la malaria. Des analyses génétiques ont en effet révélé la présence du parasite Plasmodium falciparum, responsable de la forme la plus grave de paludisme, dans plusieurs momies, y compris celle de Toutankhamon.

Par ailleurs, l'examen macroscopique et radiologique des momies a également permis d'écarter l'hypothèse selon laquelle Toutankhamon et son père, Akhenaton, souffraient de gynécomastie ou du syndrome de Marfan, deux affections caractérisées par un développement exagéré des glandes mammaires chez l'homme. Pour expliquer l'apparence androgyne des deux pharaons sur les peintures de l'époque, les archéologues rappellent que ces illustres personnages étaient souvent représentés de façon idéalisée.
1 commentaire
  • Guylaine St-Pierre - Inscrit 17 février 2010 10 h 03

    Les Rois de l'INCESTE

    Encore aujourd'hui il existe de veilles tribu qui pratique ça, plus c'est en Arabie Saoudite et surtout les Pakistanais enfin de compte dans les pays arabes. Qui marie leur cousine et en Russie aussi. pous cela quea planète est folle ! Pas croyable, les humains sont pas assez intelligent nous régressons, le cerveau humain s'pappauvrit, il faut cesser toute les sectes religieues qui permettent ça. Les hassidiques et les musulmans et les sectes ici même au Canada ! Les gênes humains sont défectueux, mais quant est-ce qu'ils vont comprendre ça ! Demander donc à Bouchard Taylor ?