Découverte d'une équipe de McGill - Un gène mutant accroît les risques de cancer du sein

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par le professeur William Foulkes, directeur du Programme de génétique du cancer de l'université McGill, vient de découvrir un nouvel indice sur le risque familial associé au cancer du sein. Les chercheurs ont ainsi fait un lien entre une mutation génétique particulière et un accroissement des risques de cancer du sein. Cette découverte pourrait aider à cibler les médicaments à l'intention des individus porteurs du «gène mutant».

Réalisée après plus d'une décennie de recherches auprès de familles montréalaises présentant un taux particulièrement élevé de cancer du sein, la découverte fait l'objet d'une publication dans les Proceedings of the National Academy of Science.

Le professeur Foulkes et son équipe ont mis en évidence deux mutations du nouveau gène «PALB2», connu pour prédisposer au cancer du sein, comme étant associées à une «signature» particulière du cancer du sein. En collaborant avec plusieurs spécialistes qui étudient le cancer du sein, ils ont démontré que les deux mutations sont associées à un risque de cancer du sein plus élevé que prévu et qu'elles pourraient avoir des conséquences pour les autres porteurs de la version mutée du gène PALB2.

De plus, «contrairement à ce qui se passe avec la plupart des gènes connus pour prédisposer au cancer du sein, il semble maintenant qu'il ne soit pas nécessaire que l'inactivation du gène PALB2 soit complétée pour que le cancer du sein puisse se développer», ont-ils fait valoir par voie de communiqué.

«Cette découverte pourrait ouvrir de nouvelles voies pour identifier les porteurs d'une version mutée du gène PALB2, et pour traiter les femmes qui possèdent ces mutations avec des médicaments qui s'attaqueraient aux différentes facettes de cette nouvelle signature. La porte avait déjà été ouverte avec la découverte du gène PALB2 et nous n'avons fait que réarranger les choses quelque peu», a d'ailleurs expliqué le Pr Foulkes.

«Nous avons planté des jalons en vue d'élargir notre compréhension des gènes de prédisposition au cancer du sein, a-t-il poursuivi. On compte environ 10 gènes, y compris le PALB2, qui sont en mesure de doubler ou d'accroître substantiellement les risques du cancer du sein, et les porteurs de versions mutées de ces gènes doivent être placés sous surveillance spéciale, y compris en utilisant l'imagerie par résonance magnétique. Certains pourraient choisir la chirurgie préventive.»

La phase clinique de la recherche a été menée par les membres du Service de génétique médicale du Centre universitaire de santé McGill et de l'hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis, hôpital d'enseignement affilié à l'université McGill.

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