En bref - Un mythe de moins

Les femmes parviennent aussi rapidement que les hommes à la pleine excitation sexuelle, révèle une étude de l'université McGill publiée hier. Les chercheurs voulaient vérifier si le mythe voulant que l'homme soit plus rapide que la femme à ressentir une excitation sexuelle était vrai: il semble que non.

En employant la technologie de l'imagerie thermique (des caméras thermographiques qui détectent en fonction de leur température le rayonnement émis par les objets), les chercheurs ont noté «qu'il n'y a aucune différence entre le temps nécessaire aux jeunes hommes et aux jeunes femmes en santé pour atteindre le seuil optimal d'excitation». La méthode? Les caméras thermographiques sont fixées sur les organes génitaux des sujets pendant que ces derniers visionnent un montage d'images comprenant des scènes pornographiques, des séquences de films d'horreur, les meilleurs sketchs de Mr. Bean (?!) et des récits de voyage au Canada... Dans une pièce adjacente, les chercheurs ont mesuré la réponse physiologique des sujets en observant les changements de température corporelle. À partir du moment où les images pornographiques défilaient, les hommes atteignaient le seuil optimal d'excitation en 664 secondes, contre 743 pour les femmes, ce qu'on considère comme une différence négligeable sur le plan statistique.