Lutte contre le sida - La marche de la Fondation Farha a rassemblé quelque 15 000 personnes

Entre 13 000 et 15 000 petits rubans rouges ont coloré les rues de Montréal hier matin. Ceux qui déambulaient en portant ce symbole de la lutte contre le sida répondaient à l'appel de la Fondation Farha qui, chaque année depuis 13 ans, invite les citoyens à participer à la «marche pour la vie» dans le but de rappeler que l'épidémie de sida continue de faire rage.

«Depuis que les médicaments s'avèrent plus efficaces, les gens croient que le sida est devenu une maladie chronique comme les autres», souligne le responsable des communications de la fondation, Louis-Michel Taillefer. «Mais non! Le sida est toujours une maladie mortelle. La médication ne fait que prolonger la vie.»

De plus, contrairement aux personnes souffrant du cancer qu'on aborde avec beaucoup de compassion parce qu'on les considère comme des victimes, celles qui sont atteintes du sida sont souvent stigmatisées, voire frappées d'ostracisme, souligne par ailleurs Michel Arnold, directeur général de la fondation. On hésite à leur louer un appartement, voire à les embaucher. «Comme la trithérapie coûte au moins 2000 $ par mois et qu'elle est remboursée par les assurances collectives, elle finit par entraîner une augmentation des primes assumées par les employés. Pour cette raison, les employeurs rechignent à intégrer un sidéen dans leur entreprise, précise-t-il. La fondation Farha se préoccupe donc [entre autres choses] de la défense et de la promotion des personnes atteintes.»

340 000 $ récoltés

En fait, la fondation Farha poursuit le mandat que lui a légué son créateur, l'homme d'affaires montréalais Ronald Farha, qui a oeuvré dans le secteur de la mode avant de s'éteindre en 1993 à l'âge de 34 ans. Alors qu'il souffrait du sida, Ronald Farha a déploré l'insuffisance du soutien financier, médical et moral accordé aux personnes atteintes de la maladie. C'est pour cette raison qu'il a voulu mettre sur pied avant sa mort une fondation destinée à amasser des fonds pour améliorer les conditions de vie des victimes du VIH. Les fonds que recueille la fondation Farha sont distribués à une soixantaine d'organismes québécois qui offrent des soins et des services aux personnes atteintes, lesquels peuvent prendre la forme d'hébergement, d'écoute et de soutien, de maintien à domicile, de soins palliatifs ou de programmes d'échange de seringues.

Cette année, la fondation Farha accroîtra le financement des programmes d'éducation et de prévention étant donné que le taux d'infection est en forte hausse chez les jeunes de 20 à 24 ans, souligne Michel Arnold. «Les jeunes se pensent à l'abri, car ils croient que le sida est une maladie de vieux qui concerne une autre génération que la leur», relate-t-il.

La marche d'hier a permis de récolter 340 000 $, soit 20 000 $ de moins que l'événement de l'an dernier. Le résultat est quelque peu décevant compte tenu du fait que la fondation ne peut offrir aux organismes qu'elle soutient que la moitié du financement dont elles auraient besoin. Mais Louis-Michel Taillefer rappelle qu'il est toujours possible d'apporter sa contribution par téléphone (514 270-5010) d'ici au 1er décembre.

De plus, la fondation organise divers autres événements pour collecter des fonds. Une soirée gala qui se déroulera dans une atmosphère festive rappelant celle des cabarets des années 1940 est prévue pour le 26 octobre prochain à l'Hôtel Windsor. De plus, une vente (à 50 % du prix de détail) de vêtements de mode signés par des créateurs montréalais, tels que Dubuc, Jean Eroldi et Miss Sixty, aura lieu le 13 novembre prochain au palais des congrès.
1 commentaire
  • Marie-France Legault - Inscrit 26 septembre 2005 09 h 59

    Arrêtez de forniquer à droite et à gauche.

    La marche des 15,000 personnes en faveur de la LUTTE contre SIDA, est digne de louanges. Mais il ne faut pas seulement manifester,ce qui est déjà pas mal. Il faudrait...que les gens arrêtent de coucher à droite et à gauche, avec n'importe qui, à pratiquer la sodomie (homosexuel)et à se permettre toutes sortes de fantaisies sexuelles. Car le SIDA ne s'abat pas sur les gens comme la "foudre" sur les "granges". Il y a quelqu'un en quelque part, qui n'a pas respecté les lois de la NATURE, et celle-ci se venge...

    La liberté, plutôt...le libertinage ça se paye un jour. Quand on va CONTRE les lois de la NATURE, on s'expose à en payer le prix souvent très cher. C'est une marche progressive vers une mort certaine.

    J'éprouve beaucoup de sympathie, d'empathie pour les conjoints (hommes et femmes) qui se retrouvent "pognés" avec le virus du SIDA et qui n'ont rien fait pour l'avoir...

    L'infidélité, si elle apporte le plaisir, apporte le PLUS souvent, un virus de mort.

    Eh! oui, ces choses ne sont pas dites...on essaye de remédier aux consquences désastreuses, mais on ne va pas à la source du mal.

    En dehors de toute "morale" et "moralisme" la nature exige d'être respectée dans ses normes et celui ou celle qui s'en foutre royalement,
    ne pourra pas s'en balancer comme si ça n'existait pas.

    La pensée magique: pas moi, pas dans ma cour, relève de la naïveté, de l'irresponsabilité.