Dépister simplement le cancer des ovaires

Toronto — Les spécialistes du cancer sont depuis longtemps à la recherche d'un test qui leur permettrait de diagnostiquer avec justesse et facilité le cancer des ovaires — l'un des types de cancer les plus meurtriers — alors qu'il en est encore à un stade précoce et qu'il est davantage possible de le traiter.

Une étude publiée aujourd'hui par un groupe de scientifiques canadiens et américains laisse espérer qu'un tel test puisse être en vue.

Les chercheurs rapportent en effet qu'une prise de sang visant à dépister quatre protéines — ou «biomarqueurs» — s'est révélée hautement efficace pour détecter le cancer des ovaires parmi un groupe de 242 femmes, dont environ la moitié étaient aux prises avec la maladie.

Mais bien que ces résultats soient extrêmement prometteurs, ils ne sont pas suffisants pour laisser croire que le test soit prêt à être utilisé comme moyen de dépistage auprès de millions de femmes apparemment en bonne santé, a indiqué le principal auteur de l'étude, David Ward, biologiste moléculaire de Terre-Neuve-et-Labrador à l'emploi du Nevada Cancer Institute.

«Il n'est pas encore prêt pour une utilisation à grande échelle», a affirmé M. Ward depuis Las Vegas, hier.

«ll est considérablement plus sensible que tout ce que nous avons en ce moment, mais il y a encore des progrès à faire», a-t-il ajouté.