L'ONU demande des fonds pour lutter contre le virus de Marburg

Luanda — L'épidémie de fièvre de Marburg en Angola est pire que toutes celles causées par le virus Ebola, a estimé hier l'ONU, qui a lancé un appel à des fonds d'urgence d'un montant de 3,5 millions de dollars pour trois mois afin de contrôler la propagation de cette fièvre hémorragique mortelle.

«Marburg est une fièvre hémorragique très grave, plus grave qu'Ebola», a déclaré Allarangar Yokouibd, expert de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), agence spécialisée de l'ONU, précisant que Marburg en Angola était pire qu'Ebola partout ailleurs, aussi bien en termes de mortalité que de nombre de malades.

«Il est clair que cette épidémie est sans précédent pas seulement en Angola, mais partout. C'est l'épidémie de fièvre hémorragique la plus grave jusqu'à présent», a ajouté Pierre-François Pirlot, coordinateur résident des activités de l'ONU en Angola, lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies à Luanda.

L'épidémie de Marburg, virus de la même famille qu'Ebola, dont le foyer a été localisé dans la province de Uige (nord, frontalière de la République démocratique du Congo - RDC), touche sept des 18 provinces d'Angola, avec un total de 174 morts sur 200 cas recensés, selon le dernier bilan diffusé jeudi soir par le ministère angolais de la Santé et l'OMS.

«Tout le monde doit être en alerte. Pas seulement les autres provinces en Angola, mais tous les pays frontaliers comme la Namibie, le Congo, la République démocratique du Congo et la Zambie», avait-il ajouté.

La RDC est déjà «en état d'alerte générale». Le Congo et le Gabon ont mis en alerte leurs réseaux de surveillance épidémiologique. Sao Tome et Principe comme le Kenya, pourtant éloignés, ont pris des mesures de prévention.