L’infirmière qui s’était fait une «toast» au beurre d’arachide ne sera pas suspendue

Le CHSLD Chevalier-De Lévis, situé à Longueuil
Google Street View Le CHSLD Chevalier-De Lévis, situé à Longueuil

L’infirmière qui a mangé une tranche de pain grillée au beurre d’arachide ne sera finalement pas suspendue, a indiqué lundi après-midi le CISSS de la Montérégie-Est, qui a aussi adressé ses excuses à l’employée. Québec avait notamment fait pression pour corriger le tir.

« La mesure était trop sévère pour le geste commis », a déclaré le CISSS par voie de communiqué, ajoutant que la « situation ne remet pas en doute [les] compétences professionnelles » de l’infirmière.

L’histoire a d’abord été rapportée par Le Journal de Montréal vendredi. L’infirmière du CHSLD Chevalier-De Lévis, à Longueuil, qui n’avait pas eu le temps de déjeuner avant de venir travailler, était accusée d’avoir volé une tranche de pain destinée aux résidents.

La direction du CISSS avait alors pris la décision de la suspendre pendant trois jours en décembre, malgré un contexte de pénurie de personnel. Soutenue par Québec et le Syndicat des professionnelles en soins de la Montérégie-Est (FIQ-SPSME), l’infirmière a finalement pu rester en poste.

« Si on veut attirer et retenir des professionnelles en soins dans notre établissement, […] les gestionnaires devront faire preuve d’un plus grand discernement », a déclaré lundi la présidente du FIQ-SPSME, Brigitte Petrie. « Nous sommes extrêmement satisfaites que l’employeur soit revenu sur sa décision et que la membre puisse recevoir des excuses », a-t-elle ajouté.

Le syndicat s’était dit « profondément choqué par la mesure disciplinaire démesurée et injustifiée » à l’annonce de la nouvelle.

Québec a aussi fait pression pour corriger le tir. Lundi après-midi, la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger, a indiqué avoir « demandé au CISSS des explications, et le p.-d.g. a convenu que la mesure était trop sévère ». « Les gestionnaires impliqués dans le traitement du dossier seront rencontrés », a-t-elle ajouté.

Dans son communiqué, le CISSS a de son côté assuré que « le mécanisme de traitement des mesures disciplinaires sera analysé et révisé afin qu’une telle situation ne se reproduise plus ». « Cet incident ne représente pas les valeurs de notre établissement ni la façon dont nous souhaitons traiter nos employés. »

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