Hôpital du Sacré-Cœur: acteur majeur de la recherche au Québec

Caroline Rodgers
Collaboration spéciale
Depuis 50 ans, la Fondation de l’hôpital Sacré-Coeur soutient les projets de recherche.
Photo: Photo fournie Depuis 50 ans, la Fondation de l’hôpital Sacré-Coeur soutient les projets de recherche.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

En plus de prodiguer des soins à la population, l’hôpital du Sacré-Coeur poursuit de nombreux projets de recherche importants pour faire avancer la médecine et la science.

Au-delà de sa fonction essentielle de centre hospitalier desservant le nord de l’île, l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal est un important centre de recherche universitaire, une mission au coeur de ses activités qui est méconnue du public et est soutenue par sa fondation.

Environ 250 chercheurs travaillent dans les différents centres de recherche du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, et de ceux-ci, autour de 200 sont rattachés à l’hôpital du Sacré-Coeur. C’est là que la majorité des projets de recherche sont menés.

« Il s’agit surtout de recherche clinique, soit avec des patients, indique Daniel Sinnett, directeur de la recherche et de l’innovation au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. Il y a aussi un peu de recherche fondamentale, et celle-ci va du laboratoire aux patients. C’est ce que l’on appelle de la recherche translationnelle, qui permet de partir de la recherche fondamentale pour répondre à des besoins de recherche clinique. Nous avons aussi un important volet de recherche plus sociale et psychosociale, avec le Centre de médecine comportementale de Montréal. »

Axes de recherche

Parmi les grands domaines de recherche à l’hôpital du Sacré-Coeur, on retrouve le sommeil et ses troubles, ainsi que les maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, la néphrologie, le cancer ou encore les problèmes pulmonaires.

« On s’occupe notamment de problèmes que l’on appelle hospitalocentriques, c’est-à-dire qu’on a les patients à l’hôpital pendant leurs épisodes de soins, mais qu’on les suit quand ils retournent à la maison et on fait le lien avec le soutien qu’ils reçoivent par la suite », dit Daniel Sinnett.

Un autre grand pan de la recherche à Sacré-Coeur concerne la traumatologie. Un nouveau centre intégré de traumatologie a ouvert ses portes cet automne et dessert 1,8 million de Québécois affectés par des traumas.

« C’est un centre d’excellence, que l’on appelle suprarégional, qui reçoit un grand volume de patients et s’avère une mine d’or pour les projets de recherche, poursuit Daniel Sinnett. On fait beaucoup de recherche sur les traumatismes crâniens et sur les blessures médullaires, soit les traumatismes de la moelle épinière. Ce sont souvent des accidentés de la route, blessés à la tête, au cou et au dos. Nous avons aussi des experts des articulations des genoux et des épaules. On couvre donc tout le corps humain. »

Dans tous les projets de recherche clinique, les patients participent sur une base volontaire. Le fait de participer à une recherche peut avoir pour eux des bénéfices directs ou indirects.

« On leur explique clairement les protocoles et ils savent dans quoi ils s’embarquent, dit Daniel Sinnett. Cela peut leur donner accès à certains médicaments ou traitements qui vont peut-être les aider, mais dans un contexte où les retombées de la recherche peuvent se faire sentir seulement cinq ou dix ans plus tard, ils le font souvent par altruisme, pour aider d’autres personnes affectées par les mêmes conditions médicales. Ils savent qu’ils contribuent à améliorer les connaissances sur leur maladie. »

Bâtir les meilleures équipes

Environ 70 % des chercheurs du Sacré­-Coeur proviennent de l’Université de Montréal, avec qui l’hôpital fête cette année 50 ans de partenariat. L’autre 30 % proviennent d’autres universités, dont McGill, Concordia, l’UQAM, l’UQTR, et l’ETS.

« Bâtir une programmation stratégique de recherche, c’est un peu comme bâtir une équipe de hockey. On essaie d’aller chercher les meilleurs joueurs, mais nous ne sommes pas les seuls à les vouloir. Notre compétition est mondiale. »

L’élaboration des stratégies de recherche est déterminée, entre autres, en se basant sur la masse critique des patients suivis par l’hôpital et les spécialités médicales de celui-ci. Elle est aussi tributaire des intérêts des chercheurs, de leur réussite, et de la capacité à aller chercher des fonds pour financer les projets de recherche.

Fondation de l’hôpitaldu Sacré-Coeur

Depuis 50 ans, la Fondation de l’hôpital Sacré-Coeur soutient les projets de recherche.

« Au fil des ans, celle-ci nous a donné de 20 à 25 millions de dollars. Cet argent permet d’acheter des équipements, de mettre des locaux à niveau, de recruter des chercheurs et de donner des bourses à nos étudiants. C’est donc un partenaire très important pour la réussite de notre plan, tandis que l’Université de Montréal joue un rôle en ce qui concerne les carrières des chercheurs qu’on recrute. »

D’autre part, en plus de son soutien financier, la Fondation est un levier important dans la recherche d’autres bailleurs de fonds.

« Lorsqu’on présente des demandes de financement au gouvernement, le fait d’avoir la Fondation derrière nous, prête à investir dans un projet, s’avère convaincant et nous aide à défendre notre cause. C’est un partenaire incontournable et on ne pourrait pas accomplir notre mission de recherche sans elle. »

Pour plus d’informations sur la Fondation de l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, rendez-vous à fondationhscm.org

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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