Green Shield: des investissements pour soutenir la communauté

Isabelle Delorme
Collaboration spéciale
Pour améliorer la santé des Canadiens, Green Shield a notamment financé l’aménagement de cours intérieures à l’Institut universitaire en santé mentale, à Québec, pour lequel l’entreprise et la Fondation Québec Philanthrope ont versé 25 000 $ à la Fondation CERVO.
Photo: GSC Pour améliorer la santé des Canadiens, Green Shield a notamment financé l’aménagement de cours intérieures à l’Institut universitaire en santé mentale, à Québec, pour lequel l’entreprise et la Fondation Québec Philanthrope ont versé 25 000 $ à la Fondation CERVO.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

Depuis 2018, Green Shield a investi plus de 26 millions de dollars dans des initiatives à impact social. D’ici 2025, son objectif est de toucher la vie de 850 000 personnes. Si on améliore l’accès des Canadiens aux soins bucco-dentaires et de santé mentale, l’effet sur leur bien-être pourrait même être plus global.

Des dons et des partenariats porteurs de changement : ce sont deux modes d’action utilisés par l’entreprise pour s’engager à la fois dans une philanthropie traditionnelle et transformationnelle. Les dons versés à des organismes communautaires permettent de financer certains projets qui améliorent l’accès à la santé : « On parle de payer une campagne pour aider à développer un programme ou de payer le salaire d’une ressource qui amène des services en santé », détaille Steve Laberge, vice-président Québec et solutions stratégiques chez Green Shield.

L’entreprise à but non lucratif met également sur pied des partenariats pour mettre en place des initiatives et des « programmes signature » qui aideront à transformer le système de santé. « Nous voulons démontrer aux instances gouvernementales et à la population que certains domaines en santé sont sous-financés et devraient faire l’objet d’un programme social global. Nos démarches nous permettent de générer des études qui auront un poids dans les décisions publiques », explique Steve Laberge.

Croquer la vie à saines dents

« Imaginez que vous êtes une personne marginalisée, sans assurance, sans emploi et sans argent, avec une situation bucco-dentaire problématique. Vous arrivez dans une clinique où l’on vous traite comme un patient ordinaire : on prend des mesures et on évalue votre état complet, puis on traite vos besoins dentaires », décrit Steve Laberge. C’est ce qu’ont vécu près de 800 personnes en 2021 grâce au Projet accès Green, lancé en 2020 avec la Faculté de médecine dentaire de Toronto grâce à un investissement de plus de 6 millions de dollars. En partenariat avec des établissements universitaires et des fournisseurs de soins de santé communautaires, les cliniques du projet offrent des soins bucco-dentaires essentiels aux communautés vulnérables. Un nouveau partenariat est lancé avec l’Université McGill, qui développera une clinique dans ce programme à Montréalgrâce à un investissement de 1,3 million de dollars de Green Shield.

Les besoins sont énormes, car une personne sur trois au Canada ne dispose pas de couverture pour les soins dentaires et ces derniers sont trop souvent sacrifiés pour financer d’autres dépenses nécessaires. D’ici 2025, Green Shield souhaite aider 3000 personnes par année.

Ce programme permet aussi de financer des recherches qui aideront à changer le système de santé en démontrant l’importance de la santé bucco-dentaire. « Nous prenons continuellement des mesures qui nous permettent de quantifier l’effet de ces soins sur la santé globale de leurs bénéficiaires, tant sur le plan physique que mental (la confiance en soi, notamment). Cela n’a jamais été fait auparavant », indique Steve Laberge. La santé des dents aurait donc une incidence sur le sourire bien au-delà de ce que l’on peut imaginer.

La santé mentale au féminin

« Les femmes ont traversé une mauvaise période avec la COVID-19 », constate Steve Laberge, en pensant aux plus de 100 000 Canadiennes contraintes de quitter leur emploi ou de prendre un congé sabbatique, mais aussi à celles qui ont dû réduire le nombre d’heures travaillées ou gérer d’autres situations difficiles, comme la violence familiale. « Nous avons investi 1 million de dollars et avons utilisé nos propres installations pour offrir 10 000 heures de soutien en santé mentale sous la forme de consultations en ligne gratuites, à des femmes qui en avaient besoin », souligne-t-il.

Cette initiative a été lancée en novembre 2021 avec le programme Espacelle, qui a été reconduit en 2022 (moyennant un nouvel investissement de 1 million de dollars) pour offrir 10 000 heures supplémentaires. La première année, il a été axé sur les femmes racialisées en milieu de travail, qui connaissent des taux élevés de problèmes de santé mentale et peinent à obtenir du soutien. « Le mode numérique a très bien fonctionné, observe Steve Laberge. Nous avons pu donner aux femmes accès à un professionnel de santé mentale dans les 48 heures et leur avons permis d’obtenir des soins (une ou deux séances suivies d’une évaluation) depuis leur domicile. » Une rapidité qui tranche avec les parcours publics dans un système submergé par l’afflux de demandes.

Se rapprocher de la réalité

D’autres projets sont financés par Green Shield pour améliorer la santé des Canadiens, comme l’aménagement d’espaces extérieurs au sein du centre de traitement de l’Institut universitaire en santé mentale, à Québec, pour lequel l’entreprise et la Fondation Québec Philanthrope ont versé 25 000 $ à la Fondation CERVO. « Il est reconnu que l’immersion en milieu naturel améliore l’humeur et diminue les symptômes d’anxiété et de dépression des personnes souffrant de ces troubles. Disponibles à l’année, ils permettront aux patients de se ressourcer », souligne Steve Laberge. Ce projet vert permettra également de changer les pratiques en psychiatrie en sortant du modèle traditionnel « entre quatre murs » pour permettre aux patients de réapprendre l’autonomie et la responsabilisation et de se rapprocher davantage de la réalité et du retour à la vie après l’hospitalisation.

En partenariat avec la Maison l’Éclaircie, Green Shield soutient également la sensibilisation des jeunes aux troubles alimentaires. « Cette maison accueille des jeunes femmes vivant des problèmes de boulimie et d’anorexie, qui touchent aujourd’hui des jeunes filles dès l’âge de 13 ou 14 ans. Les images retouchées véhiculées par les médias sociaux y sont pour quelque chose », soulève Steve Laberge. Le soutien de l’entreprise permettra de développer le nouveau programme Refaire mon algorithme avec une étudiante postdoctorale, pour aider ces jeunes à « réaligner leur pensée afin de comprendre que les réseaux sociaux ne reflètent pas toujours la réalité et les préparer à mieux appréhender les images auxquelles elles sont exposées par rapport à leur vision d’elles-mêmes ou des personnes autour d’elles », précise-t-il. La campagne de sensibilisation dans les écoles et les établissements postsecondaires débute en décembre et se poursuivra en 2023.

Aider les communautés pendant la pandémie

Dès le mois d’avril 2021, Green Shield a versé un montant de 25 000 $ à la Croix-Rouge canadienne pour contribuer à la lutte contre la COVID-19. « Nous avons donné 500 000 $ au total à des organismes communautaires locaux, comme Fondation Québec Philanthrope ou la Fondation du Grand Montréal, qui connaissaient les besoins et les enjeux vécus par leurs populations et ont redistribué nos dons pour aider l’accès à la nourriture et au logement des personnes en détresse pendant la pandémie », indique Steve Laberge.

Malgré la baisse d’activité pendant cette période, l’entreprise a pris des mesures pour garder ses employés. « Les dentistes, les chiropraticiens, les physiothérapeutes ou encore les massothérapeutes ont dû arrêter de travailler, ce qui a engendré une énorme baisse des réclamations et a libéré de la capacité », raconte Steve Laberge. Le personnel disponible a été mobilisé pour aider des partenaires qui faisaient face à des réclamations de leurs clients pour les dépenses de santé encourues, auxquelles ils n’étaient pas capables de répondre virtuellement.

« À Windsor, en Ontario, nous avons ouvert une ligne téléphonique pour aider les personnes (souvent âgées) qui ne pouvaient plus sortir de chez elles, mais qui avaient besoin d’avoir accès à de la nourriture. Les agents de notre centre d’appels, qui traitent habituellement des demandes de couverture de soins, se sont mis à coordonner des services de livraison de nourriture avec nos propres ressources », poursuit celui qui se réjouit d’avoir ainsi pu préserver l’emploi tout en aidant la communauté.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.



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