Deux causes similaires, deux stratégies

Pierre Vallée
Collaboration spéciale
Yannick Elliott, vice-président développement philanthropique à la FICM, était heureux que le Grand Bal des Vins-Coeurs soit revenu dans sa formule habituelle en septembre dernier pour sa 22e édition.
Photo: Fondation de l'Institut de Cardiologie de Montréal Yannick Elliott, vice-président développement philanthropique à la FICM, était heureux que le Grand Bal des Vins-Coeurs soit revenu dans sa formule habituelle en septembre dernier pour sa 22e édition.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

La Fondation de l’Institut de cardiologie de Montréal (FICM) et la Fondation du rein, division du Québec, ont toutes deux pour mission de collecter des fonds pour leurs communautés respectives, pour une cause touchant la santé. Par contre, chacune a développé en la matière une stratégie qui lui est propre.

La 22e édition du Grand Bal des Vins-Coeurs de la FICM s’est tenue en septembre dernier à la gare Windsor, en formule traditionnelle après deux années de pandémie. « Le Grand Bal des Vins-Coeurs est non seulement notre événement-phare, c’est aussi une tradition, souligne Yannick Elliott, vice-président développement philanthropique à la FICM. Après deux années d’édition en hybride, nous étions ravis de retrouver nos habitudes. »

Bon an mal an, cet événement permet à la FICM d’amasser environ 1,5 million de dollars. De plus, la FICM reçoit le soutien de plusieurs grands donateurs, organise aussi entre huit et dix événements de collecte de fonds, dont la Loto Cardio, la Loto des coeurs et un tournoi de golf l’été, et peut compter sur la générosité de milliers de plus petits donateurs. Grâce à l’ensemble de ses activités de collecte de fonds, la FICM a pu remettre à l’Institut de cardiologie de Montréal, au cours de la période de 2021-2022, la somme de 15,5 millions de dollars.

« Nous travaillons étroitement avec l’Institut afin d’être toujours en mesure de répondre à ses besoins au moment opportun, explique Yannick Elliott. Nous avons quatre champs de priorité, soit la recherche, l’innovation technologique, la prévention et l’enseignement. » Cette collaboration s’étend aussi aux donateurs. « Plusieurs donateurs n’ont pas d’exigences en ce qui concerne l’utilisation de leurs dons, poursuit-il, mais certains, surtout les plus grands donateurs, ont souvent une priorité qui leur tient à coeur. Notre collaboration permet de les respecter. »

Yannick Elliott prévoit quelques rajustements à la stratégie de collecte de fonds pour l’année à venir. « Le premier ajustement sera de fondre nos deux lotos, afin d’éviter toute confusion. De plus, la prochaine édition du Grand Bal des Vins-Coeur comprendra un après-bal à l’intention des jeunes. Nous croyons qu’il est temps de mieux mélanger les générations. »

Fondation du rein, division du Québec

 

La Fondation du rein, division du Québec, n’organise pas d’événements mondains tel un bal pour sa collecte de fonds, sauf l’incontournable tournoi de golf. « Notre stratégie repose principalement sur l’organisation, par nos bénévoles, d’une foule de plus petits événements pour recueillir des fonds, avance Stéfany Brulier, directrice développement et communication philanthropique à la division du Québec. C’est le cas des Marches pour le rein qui se tiennent sur l’ensemble du territoire québécois chaque automne. Cette année, 17 marches ont permis d’amasser 360 000 $. »

D’autres événements contribuent aussi à la collecte de fonds, dont l’événement cycliste le Tour de rein d’Éric Chandonnet et l’événement Un museau pour la cause, une marche canine. « La marche canine est une première pour nous et nous en sommes fiers, souligne Stéfany Brulier, parce que c’est rare qu’un donateur puisse participer à un événement philanthropique accompagné de son chien. On avait même des kiosques avec des produits pour chiens sur place. »

Si la Fondation du rein a un événement phare, c’est la campagne pancanadienne Auto-Rein. « Auto-Rein permet à une personne de faire don d’une voiture usagée, qu’elle roule ou pas, en contrepartie d’un reçu fiscal de 700 dollars », explique-t-elle. Cette campagne est soutenue par l’entreprise Kenny-U-pull, spécialisée dans le recyclage de pièces automobiles. L’ensemble des activités de collecte de fonds de la division Québec rapporte en moyenne annuellement 3,7 millions, dont 1,6 million provient d’Auto-Rein.

À quoi sert cette somme ? En grande partie à la sensibilisation à la maladie rénale. « La maladie rénale est sournoise et présente peu de symptômes, explique Stéfany Brulier. Lorsqu’une personne est diagnostiquée, le dommage est fait, et comme la maladie rénale n’est pas guérissable, il ne reste plus que la dialyse suivie éventuellement de la greffe. » C’est la raison pour laquelle les deux autres missions de la Fondation du rein sont le soutien aux personnes dialysées et la promotion du don d’organes, soit cadavérique, mais aussi de son vivant, puisqu’on peut vivre avec un seul rein.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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