Un bal pour la santé mentale des jeunes

Pierre Vallée
Collaboration spéciale
En plus du Bal du maire, la Fondation Jeunes en tête organise chaque année le Bal de la Saint-Valentin. Celui de 2020 avait pour thème Une nuit à Shangaï.
Photo: Fondation Jeunes en tête En plus du Bal du maire, la Fondation Jeunes en tête organise chaque année le Bal de la Saint-Valentin. Celui de 2020 avait pour thème Une nuit à Shangaï.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

Le 2 décembre prochain se tiendra, au Fairmont Le Château Frontenac à Québec, la onzième édition du Bal du maire de Québec de la Fondation Jeunes en tête, qui a pour mission la promotion d’une saine santé mentale auprès des jeunes, en particulier les élèves du secondaire.

« C’est la Fondation qui avait approché le maire Labeaume afin de créer cet évènement philanthropique. L’actuel maire, Bruno Marchand, a accepté de poursuivre cette tradition », souligne Mélanie Boucher, directrice générale de la Fondation Jeunes en tête. Une tradition généreuse puisque le Bal du maire a permis d’amasser 4,5 millions en dons depuis sa création.

« Grâce à nos évènements, nous rejoignons et sensibilisons plus largement la communauté d'affaires de Québec et de Montréal », poursuit Mélanie Boucher.

La soirée, qui se déroulera sous le thème de la forêt enchantée, avec décorations à l’avenant, sera animée par Stéphane Bellavance. « Nous croyons qu’il est important d’assurer la participation des jeunes à la soirée, précise Mme Boucher, et c’est pourquoi un jeune partagera l’animation avec Stéphane Bellavance. »

D’autres grands événements

Le Bal du maire n’est pas le seul grand événement de collecte de fonds organisé par la Fondation Jeunes en tête. Notons la tenue, en février de chaque année, du Bal de la Saint-Valentin et, en été, d’un tournoi de golf. S’ajoute à cela, tous les trois ans depuis 2013, le Bal des lumières, organisé en collaboration avec la Fondation Douglas et la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

De plus, la Fondation Jeunes en tête peut compter sur la générosité de plusieurs grands donateurs tels que Power Corporation et BMO, pour ne nommer qu’eux. « Nous avons aussi le privilège de pouvoir compter sur plus de 6000 plus petits donateurs, dont certains organisent même des collectes de fonds dans leur milieu, explique Mélanie Boucher. Les fonds que nous recueillons proviennent pour une moitié des événements que nous organisons, et pour l’autre, des dons directs que nous recevons. La somme totale des dons que nous avons recueillis ainsi en 2021 est de 4,3 millions. »

L’approche et les outils

L’approche préconisée en santé mentale de la Fondation Jeunes en tête repose principalement sur la prévention. « Nous travaillons en amont, raconte Mélanie Boucher. D’abord, en sensibilisant les jeunes aux problèmes de santé mentale ; ensuite, en les outillant afin de leur permettre de maintenir une bonne santé mentale. Par exemple, un jeune qui a, la même semaine, un examen et une importante partie de soccer pourrait ressentir un fort stress qu’il n’arrive pas à gérer. Si nous l’avons bien outillé, comme apprendre à respirer et à prendre une pause, il sentira moins les contrecoups néfastes du stress. Notre objectif est de donner les outils aux jeunes afin qu’ils ne se retrouvent pas si désemparés qu’ils doivent consulter un professionnel. »

Les actions posées par la Fondation Jeunes en tête prennent souvent la forme de trousses de sensibilisation. « Nos trousses sont élaborées par des experts en santé mentale des jeunes, précise-t-elle, et s’adressent principalement aux jeunes du secondaire. Mais nous avons aussi des trousses qui s’adressent aux familles d’adolescents ainsi qu’au personnel scolaire. »

De plus, la Fondation offre aux écoles qui en font la demande des ateliers, qui se déroulent en classe, portant sur la santé mentale et, en particulier, sur la prévention de la dépression chez les adolescents. « Nos ateliers sont animés par des jeunes dans la vingtaine qui ont tous reçu une formation de 175 heures, souligne Mélanie Boucher. Ils ont chacun des bagages divers, mais ont tous un sens de la prestation. Et comme ils sont à peine plus âgés que les participants, ils arrivent aisément à établir une communication plus conviviale avec eux. Ce sont des ateliers conçus pour des jeunes, donnés par des jeunes. »

Ce texte a été modifié afin de corriger la somme totale des dons recueillis en 2021.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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