Rapide montée du sous-variant BQ.1.1 au Québec

La montée des sous-variants BQ.1 et BQ.1.1 s’accélère au Québec. La présence de ces deux descendants d’Omicron, capables de flouer en partie le système immunitaire, a plus que doublé en une semaine, révèlent les dernières données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Entre le 16 et le 22 octobre, plus d’un cas de COVID-19 sur 10 séquencé au Québec était relié à ces variants qui gagnent en force partout aux États-Unis et en Europe. La semaine précédente, ces deux sous-lignées de variants ne comptaient que pour 5 % à 6 % des cas.

Cette avancée rapide concorde avec celle observée ailleurs en Amérique du Nord, notamment à New York, ville baromètre de l’avancée de l’épidémie, où les sous-variants BQ.1.1 et BQ.1 comptent maintenant pour près du tiers des cas. En Californie, 15 % y sont reliés.

Ces successeurs du variant Omicron sont sous la loupe en raison de leur capacité à échapper en partie à l’immunité conférée par les vaccins visant la souche ancestrale du virus ou par une infection précédente aux autres sous-variants d’Omicron.

Plusieurs experts prédisent que BQ.1.1 et BQ.1 délogeront bientôt le sous-variant BA.5, le plus courant à l’heure actuelle, et qu’ils seront à l’origine de la prochaine vague hivernale d’infections.

À l’approche de l’hiver, ces experts s’inquiètent notamment du fait que cette lignée soit résistante aux anticorps monoclonaux, ce qui limitera les traitements disponibles pour les personnes hospitalisées atteintes d’une forme grave de la maladie et prolongera peut-être leur hospitalisation.

Le Centre européen de contrôle et de préventions des maladies prévoit par ailleurs que ces nouvelles sous-lignées seront à l’origine de plus de 50 % des infections en Europe dès la fin novembre et qu’elles seront largement dominantes (80 %) au début de l’année 2023.

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