Une nouvelle clinique visant la COVID longue et la maladie de Lyme chronique à Montréal

La clinique située à l’Hôpital général juif de Montréal aura pour mission d’offrir des soins de soutien à ces personnes souffrant de symptômes persistants.
Valérian Mazataud Le Devoir La clinique située à l’Hôpital général juif de Montréal aura pour mission d’offrir des soins de soutien à ces personnes souffrant de symptômes persistants.

Une clinique dédiée aux personnes aux prises avec la COVID longue durée ou des symptômes persistants de la maladie de Lyme vient d’ouvrir à l’Hôpital général juif de Montréal. Ce centre de référence, qui conjuguera clinique et recherche sur ces deux syndromes encore mal compris, est l’une des 15 cliniques dont la création avait été annoncée en mai dernier par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

« Même si nous n’avons pas encore une très bonne compréhension de la pathophysiologie de ces deux maladies, nous savons que toutes deux engendrent parfois des séquelles à long terme qui persistent même si l’infection semble avoir disparu de l’organisme », explique la Dre Leighanne Parkes, microbiolgiste-infectiologue à cette nouvelle clinique.

La clinique située à l’Hôpital général juif aura pour mission d’offrir des soins de soutien à ces personnes souffrant de symptômes persistants et très handicapants — qui auront été référés par un médecin de famille — par « une approche de réhabilitation holistique » qui implique l’intervention d’une équipe multidisciplinaire, laquelle est composée notamment d’infirmières, de physiothérapeutes, de psychologues, de travailleurs sociaux, de rhumatologues, de neurologues, de microbiologistes-infectiologues et de spécialistes en santé respiratoire, en médecine interne et en cardiologie.

« Nous avons adopté certaines des approches qui ont été utilisées avec un certain succès dans l’encéphalomyélite myalgique ou syndrome de fatigue chronique (EM-SFC) qui est une maladie que l’on connaît depuis plus longtemps et qui présentent des ressemblances avec la COVID longue durée, précise la Dre Parkes. Actuellement, les ressources dont nous disposons ne nous permettent d’admettre que les patients qui rencontrent les critères — définis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) — des syndromes post-infectieux de la COVID-19 et de la maladie de Lyme. Mais nous espérons pouvoir étendre nos services aux personnes atteintes d’EM dans l’avenir. »

La seconde mission de cette clinique vise à accroître les connaissances sur ces deux syndromes, comme notamment identifier « qui est à risque de développer cette maladie chronique suite à l’infection et quelles sont les causes sous-jacentes à ces symptômes persistants ». « C’est un domaine en émergence, nos connaissances sont en évolution constante », souligne la Dre Parkes.

Ce sont des chercheurs de l’Institut de recherche Lady Davis, qui est associé à l’Hôpital général juif, qui poursuivront avec des patients recrutés à la clinique des projets de recherche ayant également pour but d’éprouver « les méthodes de diagnostic et les traitements que l’on mettra au point au cours du temps ».

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