«Allez chercher une dose de rappel», exhorte François Legault

Le premier ministre François Legault a voulu lancer un « message clair » aux Québécois à l’approche de la rentrée scolaire et d’une possible huitième vague : les adultes dont la dernière injection remonte à plus de cinq mois doivent aller chercher leur dose de rappel.

« Je compte sur vous », a souligné mardi M. Legault, en compagnie du ministre de la Santé, Christian Dubé, du directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau et de la présidente du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ), la Dre Caroline Quach. Le premier ministre estime qu’il s’agit du bon temps pour lancer « une campagne de vaccination massive », avec le retour imminent sur les bancs d’école qui signifie « plus de contacts » à l’intérieur.

L’opération a débuté lundi dans les CHSLD et les RPA. Les gens âgés de plus de 75 ans peuvent prendre leur rendez-vous depuis mardi. À compter du 22 août, la vaccination sera ouverte aux personnes âgées de 60 ans et plus. Enfin, les autres Québécois âgés de 18 ans et plus pourront à leur tour retrousser leur manche dès le 29 août.

Près de 150 sites seront mis en place pour vacciner la population, sans compter les pharmacies, ce qui permettra d’administrer 300 000 doses de rappel par semaine, a précisé le ministre Dubé. Parmi les « grands centres » déployés durant la campagne de vaccination, on compte notamment le Stade olympique, où il sera possible de prendre rendez-vous.

L’admissibilité à une dose de rappel n’est dorénavant qu’une question de temps écoulé — 5 mois ou plus depuis la dose précédente —, et c’est tout, a expliqué M. Dubé. « On n’est plus en train de dire : “Avez-vous eu deux doses ? Trois doses ? Quatre doses ?” »

Les nombreuses personnes ayant récemment contracté la COVID-19 devront toutefois attendre que trois mois soient passés depuis l’infection avant de recevoir une nouvelle injection.

Ne pas trop attendre

 

Christian Dubé a invité la population à ne pas attendre la venue du nouveau vaccin ciblant le variant Omicron. Il a souligné qu’il y avait des avantages « beaucoup plus importants » à se prémunir le plus tôt possible grâce au vaccin actuel, qui continue de protéger adéquatement contre les complications graves de la maladie.

D’autant qu’aucun détail n’est connu quant à l’approbation par Santé Canada du nouveau vaccin élaboré par Moderna, a précisé le ministre Dubé. Idem pour le nombre de doses qui seront disponibles.

Si la baisse du nombre d’hospitalisations montre que la septième vague s’essouffle, « il faut rester prudent », a rappelé le premier ministre. Le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, a souligné que la COVID-19 continue à rendre « des gens malades, très malades ». La vaccination demeure la meilleure façon de se protéger de la maladie, a insisté le ministre Dubé.

Mardi, les autorités sanitaires ont rapporté 1964 hospitalisations liées à la COVID-19 au Québec. Il s’agit d’une baisse de 29 par rapport à la veille. Du nombre, 50 patients se trouvent aux soins intensifs, ce qui signifie 5 de moins. Trente-six personnes de plus ont succombé au virus.

Pas de nouvelles mesures en vue

 

François Legault a affirmé que la Santé publique ne prévoyait pas avoir à recommander le retour de mesures sanitaires contre la COVID-19 en septembre.

Le Comité sur l’immunisation du Québec et la Santé publique « restent toujours libres de faire des recommandations au gouvernement pour mettre des mesures obligatoires », a toutefois souligné le premier ministre.

Le point de presse de mardi était le premier depuis plusieurs mois tenu par M. Legault en compagnie du Dr Boileau. « Ce qu’il est important de dire, c’est qu’on lance une campagne de vaccination, a affirmé le premier ministre. C’est absolument non partisan : c’est pour le bien des Québécois, et on le fait avec les gens de la Santé publique. »

Le ministre Dubé a assuré qu’à « moins d’une gravité extrême », M. Legault et lui ne tiendraient pas de conférence de presse aux côtés de la Santé publique durant la campagne électorale.

Au sujet des précautions que devraient prendre les candidats lors de la campagne électorale, le Dr Boileau a souligné qu’il s’agit toujours des « mesures de base » : la distanciation physique, le lavage des mains et la bonne aération des lieux, entre autres.

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