Horacio Arruda sera l’ambassadeur pour la prévention en santé

De retour dans les médias pour la première fois depuis sa démission en janvier dernier, M. Arruda a dit être «très très heureux» de ce nouveau mandat en prévention.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne De retour dans les médias pour la première fois depuis sa démission en janvier dernier, M. Arruda a dit être «très très heureux» de ce nouveau mandat en prévention.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christine Dubé, a présenté jeudi son plan de prévention en santé de 120 millions de dollars sur trois ans, en compagnie d’Horacio Arruda, ex-directeur national de santé publique du Québec.

M. Arruda sera l’ambassadeur de la Politique gouvernementale de prévention en santé. « Vive la prévention ! » s’est-il exclamé, en point de presse. À ses côtés, le ministre Dubé a rappelé l’importance d’adopter de saines habitudes de vie le plus rapidement possible. En faisant cela, « on va avoir un jour un impact sur le réseau de la santé », a-t-il assuré.

Plus d’une vingtaine de ministères et organismes gouvernementaux seront engagés dans cette stratégie de prévention. Près de 80 partenaires non gouvernementaux prendront aussi part au plan. Avec cet investissement de 40 millions de dollars par année, le ministre Dubé a dit espérer avoir un « effet majeur pour aller chercher les Québécois et les convaincre de penser à ces saines habitudes de vie ».

Certains montants seront destinés à des campagnes de sensibilisation pour informer les citoyens de l’endroit où se trouvent les infrastructures sportives dans leurs communautés. Une partie des sommes sera consacrée au « développement des capacités des personnes dès le plus jeune âge ».

La prévention est « ce qui manque en ce moment comme projet de société », a souligné Sylvie Bernier, présidente des Tables nationales en saines habitudes de vie et médaillée olympique.

« Ni un soulagement ni une déception », dit Arruda

De retour devant les médias pour la première fois depuis sa démission en janvier dernier, M. Arruda a dit être « très très heureux » de ce nouveau mandat en prévention. Le fait de ne plus occuper ses fonctions de directeur national de santé publique n’est « ni un soulagement ni une déception », a-t-il affirmé. « J’ai aimé faire ce que j’ai fait », a-t-il précisé.

Questionné à savoir s’il aurait pu faire les choses différemment durant la pandémie, M. Arruda a soutenu qu’il fallait « se replacer dans le contexte où on était à ce moment-là ». « Je pense que les décisions qui ont été prises […] étaient celles qu’on pensait les plus justes en termes d’équilibre pour la population québécoise, a-t-il fait valoir. Il ne faut pas oublier dans quel état de fragilité était le réseau de santé. »

Pour M. Arruda, le plus difficile durant la pandémie a été « le manque de connaissances », a-t-il dit. « Mais on a eu un vaccin assez rapidement et on a eu une augmentation des connaissances assez rapidement », a-t-il précisé.

« Mais c’est sûr que gérer quelque chose sans être appuyé par des expériences antérieures, c’est probablement l’élément le plus difficile », a ajouté Horacio Arruda.

Avec La Presse canadienne

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