15 cas de variole simienne confirmés au Québec

Le ministre de la Santé du Canada, Jean-Yves Duclos, a indiqué être au fait que les Canadiens sont inquiets.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le ministre de la Santé du Canada, Jean-Yves Duclos, a indiqué être au fait que les Canadiens sont inquiets.

Les cas de variole simienne continuent de s’accumuler au Québec alors que le ministère de la Santé rapporte désormais 15 cas d’infections confirmés.

Santé Québec a fait l’annonce de ce nouveau bilan dans un message publié sur Twitter, mardi après-midi.

Selon les informations rendues disponibles par le ministère, les symptômes de l’infection « consistent principalement en des lésions cutanées dans les régions de la bouche et des organes génitaux ». D’autres symptômes incluent de la fièvre, des sueurs nocturnes, des maux de tête, des ganglions enflés ainsi que des douleurs articulaires ou musculaires.

Les personnes ayant eu des contacts sexuels ou vivant sous le même toit qu’un cas suspecté sont invitées à surveiller l’apparition de symptômes au cours des 21 jours suivants. On mentionne également que les personnes infectées pourraient être contagieuses jusqu’à cinq jours avant l’apparition de leurs symptômes.

Dans le cas de l’apparition de symptômes, on invite les gens à s’isoler à la maison, à porter un masque, à couvrir leurs lésions et à consulter un professionnel de la santé en l’informant de la situation au préalable.

D’autres cas en attente de confirmation

« D’autres échantillons provenant d’administrations au Canada sont en route vers le Laboratoire national de microbiologie (LNM) à Winnipeg pour des analyses et nous nous attendons à ce que d’autres cas soient confirmés au cours des prochains jours », a mentionné dans une déclaration écrite le ministre de la Santé du Canada Jean-Yves Duclos.

Il indique être au fait que les Canadiens sont inquiets.

 

M. Duclos souligne que l’Agence de la santé publique du Canada a mis en place plusieurs mesures pour déceler les cas et contenir la propagation de la variole du singe. « Notre système de surveillance fonctionne, tout comme notre système de dépistage, mais nous continuerons de peaufiner les deux », dit-il.

Le gouvernement a convoqué la fin de semaine dernière une réunion des médecins hygiénistes en chef du pays pour discuter des autres stratégies d’intervention, notamment les pratiques cliniques appropriées.

Le Québec devait recevoir mardi « une petite quantité de doses » du vaccin Imvamune. M. Duclos indique que le plan d’intervention comprend « la mise à disposition du vaccin Imvamune et des médicaments stockés dans notre Réserve nationale stratégique d’urgence dans les administrations de tout le pays ».

« Je tiens à dire à nouveau à la population canadienne que la situation est différente de ce qu’elle était avec l’émergence de la COVID-19 », a déclaré le ministre fédéral. Il a expliqué que les connaissances sur la variole simienne « s’approfondissent » en plus d’avoir des quantités de vaccins qui sont maintenues.

Au cours des prochains jours, le Canada diffusera des mises à jour sur la prévention et le contrôle des infections.

Aussi appelée « variole du singe », cette maladie virale rare fait partie de la famille de la variole, mais demeure plus bénigne. Elle est généralement limitée à l’Afrique. De rares cas aux États-Unis et ailleurs sont habituellement liés à des voyages.

Des cas ont cependant été récemment confirmés ou suspectés dans un certain nombre de pays, dont le Royaume-Uni, le Portugal et l’Espagne.

La plupart des infections durent de deux à quatre semaines. Les infections par cette souche de variole du singe sont mortelles chez environ 1 personne atteinte sur 100, mais le taux de mortalité peut être plus élevé chez les personnes immunodéprimées.

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